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11/09/2017 à 12:30
Course
Portrait
Jean-Pascal Bragato, aux origines d'Aubrion du Gers

En battant Bold Eagle dans le Prix RMC Finale European Trotting Masters, Aubrion du Gers a confirmé qu’il était l’un des meilleurs trotteurs du moment. Un succès (le 27ème depuis le début de sa carrière) de prestige qui met en exergue la réussite de Jean-Pascal Bragato, l’éleveur à l’origine des « Gers ».

Jean-Pascal Bragato, aux origines d'Aubrion du Gers

Jean-Pascal Bragato entretient avec Jean-Michel Bazire une amitié de plus de 20 ans © APRH

Dans Trot Infos n° 242 paru en mars 2017, le natif d’Auch revient sur l’origine du croisement d’Aubrion du Gers et son souhait de voir les hongres disputer certains Groupes I à l’avenir. Extraits.

Jean-Pascal Bragato a appris à ses dépens qu’en matière d’élevage, il n’existe pas de règle absolue et qu’il faut savoir faire preuve de persévérance. « Aubrion du Gers est le neveu de “Quinoa”, mais il faut bien avouer que sa mère, J’Arrive du Gers, n’a pas été aussi performante au haras qu’en piste, concède-t-il. Son premier produit, Si J’Arrive du Gers, s’est accidenté le jour de sa qualification et les poulains suivants n’ont rien donné. Pour “Aubrion”, j’ai décidé de remettre du sang de Kerjacques, raison pour laquelle j’ai choisi Memphis du Rib dont les deux parents sont issus de cet étalon. Et ça a payé ! » Invaincu depuis son succès dans l’étape de Saint-Malo du Grand National du Trot (le 10 août 2016), Aubrion du Gers a crevé l’écran l'hiver suivant à Vincennes, ce qui ne surprend pas son éleveur-propriétaire : « Il avait déjà montré de quoi il était capable lors des précédents meetings d’hiver. Mais c’est vrai qu’il a franchi un palier depuis l’été dernier. “Aubrion” est arrivé à pleine maturité et son entraîneur, Jean-Michel Bazire, envisage d’aller courir en Norvège le Grand Prix d’Oslo, car les engagements vont malheureusement se faire de plus en plus rares pour lui (...) ».

Réformer le programme des hongres

S’il se réjouit de la forme exceptionnelle d’Aubrion du Gers, Jean-Pascal Bragato s’inter- roge quant à la suite de la carrière de son élève. « Avec ses gains, il n’aura pas beaucoup de courses à disputer l’hiver prochain à Vincennes, déplore- t-il, et je ne comprends pas pourquoi le Prix de l’Union Européenne, qui se courrait traditionnellement en fin de meeting et permettait aux meilleurs hongres de se mettre en évidence face aux entiers a disparu du programme. » À l’heure où les courses ont besoin de « locomotives », il milite pour l’ouverture des Groupes I pour chevaux d’âge aux hongres. « Des cracks comme Rapide Lebel, Roi du Lupin, Général du Lupin, Giesolo de Lou et Commander Crowe pour ne citer qu’eux, tous les turfistes les connaissent et les ont suivis de longues années, observe-t-il. Avant leurs 6 ans, je peux comprendre qu’on les écarte des classiques mais, après, je ne vois pas où est le problème. Les préparatoires au «Cornulier» sont bien ouvertes aux hongres, alors pourquoi ne pas en faire de même pour le Prix d’Amérique ? Les hongres qui durent font du bien aux courses. Un match entre Ready Cash et Rapide Lebel au sommet de son art, ça aurait eu de la gueule, non ? J’ai beau être éleveur, ça ne changerait rien pour moi à la sélection. Ouvrir le «René Ballière», le «Cornulier» et l’«Amérique» aux hongres ne me choquerait pas. Au contraire, ça mettrait du piment dans les courses. »

L’intégralité du reportage à retrouver dans Trot Infos n° 242 (pages 24 à 29). Abonnement ici

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