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14/02/2018 à 10:00
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L'élevage du Bois Josselyn, création de la famille Bernard

Bélina Josselyn, gagnante du Grand Prix de France, met, une fois de plus, en lumière l’élevage du Bois Josselyn, création d’Yvan Bernard qui a passé le relais à son fils Pascal. Retour sur cette concrétisation de la passion d’hommes dont l’élevage labellisé « Josselyn » connaît une réussite spectaculaire. Extraits du Trot Information n°236 de mars/avril 2016.

L'élevage du Bois Josselyn, création de la famille Bernard
 
La complicité entre Pascal Bernard et Jean-Michel Bazire © ScoopDyga
 
Après sa 2ème place du Prix d’Amérique 2017, Bélina Josselyn a conquis ce Grand Prix de France avec brio apportant joie et émotions à son éleveur Pascal Bernard, qui n’oublie pas, en plus, la 6ème place d’Uza Josselyn dans cette même course. Sous la plume d'Yves Jean, le Trot Informations n°236 dépeint l’histoire de cet élevage qui, de plus en plus, grimpe vers les sommets.
 
« Entrepreneur en Bâtiment et Travaux Publics à Châteaudun, en Eure-et-Loir, Yvan Bernard fait brouter des ovins de sélection dans les prés autour de sa maison en 1974. Puis, il achète une jument trotteuse pour en faire une poulinière. Pour le plaisir. Mais très vite, l'homme embrasse la passion de l'élevage et, en 1976, il se rend acquéreur d'une ferme de 15 hectares à quelques kilomètres de son domicile. L'aventure est lancée.
Après de multiples contacts avec de grands noms de la profession, en 1978, il jette son dévolu sur le Bois Josselyn, incité par Georges Moreau. Située dans le « triangle d'or » Le Merlerault - Sées - Nonant-le-Pin, la propriété accueille les premières juments sur lesquelles a parié l'investisseur. Parmi celles-ci se trouve Ezira, qui engendrera notamment Quézira, future jument base de l'élevage, et Evorine (Prix Hémine), dont le premier produit, Lévorino, est vendu yearling et sera racheté plus tard pour fonctionner comme étalon au Haras du Bois Josselyn.
Simultanément, la ferme de Lanneray est transformée en centre d'entraînement. À partir de 1980, alors que grandit dans les prés Nodesso, futur vainqueur du Critérium des 4 Ans, l'investisseur se consacre entièrement aux trotteurs. Chaque printemps voit le jour un important lot de poulains qui sont exploités ou mis en ventes publiques, l'élevage ornais connaissant une belle cote. Les Tomanco, Upéro, Dréa Josselyn, Lulo Josselyn récompensent parmi d'autres leurs acquéreurs. Produits de Quézira conçus dans le cadre du protocole d'échange franco-américain, Cézio Josselyn et ses sœurs, Déa Josselyn et Ezira Josselyn, confiés respectivement à Jean-Pierre, Jean-Étienne et Jean-Philippe Dubois, font eux briller, de même qu'Echo du Tonnerre, un petit-fils de Florestan, la casaque bleu, brassards et toque jaunes. Une casaque de nouveau très en vue dans le temple du trot cet hiver avec quatre lauréates filles de Love You et descendantes de la susnommée Quézira : les jeunes et très prometteuses Cova Josselyn et Cédéa Josselyn, et leurs aînées Uza Josselyn la danoise et Bélina Josselyn.
Cette dernière s'est distinguée quatre fois au niveau Groupe II où s'est aussi imposée pendant l'été, sous d'autres couleurs, Céré Josselyn, petite-fille de Cézio Josselyn, père de mères confirmé sur lequel s'appuie génétiquement l'élevage ornais en sus de la qualiteuse souche développée à partir de sa génitrice. En quelque sorte, nous assistons à un retour de l'écurie ornaise sur le devant de la scène, Pascal Bernard indiquant toutefois que « la politique actuelle de l'entreprise est de vendre l'ensemble de la production. Tant les 24 "F" que nous avons fait naître en 2015 que les générations suivantes. Pour les sujets qui ne trouveront pas acheteur en vacations publiques ou à l'amiable, ils seront façonnés par notre ancien salarié Hédi Le Bec. Installé à son compte au Haras de Villepelée depuis fin 2014, il les préparera à l'épreuve de la qualification, comme il le fait actuellement pour cinq "E", et ceux qui réussiront rejoindront les boxes de Jean-Michel Bazire ».
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