Le point de vue de Jean-Pierre Vogel
Sénateur de la Sarthe, président du Groupe Cheval au Sénat, Jean-Pierre Vogel est l'un des parlementaires les plus en pointe sur le dossier. Avec la présidente du Groupe Cheval de l'Assemblée Nationale, Géraldine Bannier, députée de la Mayenne, il a notamment signé une Tribune opposée au projet et mobilisé de nombreux parlementaires. Il a participé ce matin à la présentation du projet de cartographie de France Galop et nous livre sa réaction : "Je pense qu’aujourd’hui, on ne peut pas faire autrement que d’acter les décisions de France Galop qui est maître de la manœuvre. Je ne pense pas qu’on puisse faire revenir en arrière sur ce projet. On a déjà essayé d’alerter avec force sur le manque de concertation préalable. Il semble qu’il y ait eu plus de concertation récente avec notamment les avis de la FNCH (Fédération Nationale des Courses Hippiques) qui ont été écoutées et creusées. Avec ce plan, ce sont quatre hippodromes* qui sont susceptibles de fermer à brève échéance compte tenu de ces décisions."(*): Aurillac, Guingamp, Sillé-le-Guillaume et Jarnac
Des mesures d’économies de 2 millions d’euros
Jean-Pierre Vogel : "Tout cela répond à un plan d’économies. Globalement, l’économie estimée est de 2 millions d’euros dont 0,7 sur le fonctionnement des hippodromes (économies de charges) et 1,3 millions d’euros de revenus additionnels avec les paris. Ce qu’on a demandé ce matin à France Galop était de justifier hippodrome par hippodrome les plans d’économies réalisés, ce qu’on n’a jamais réussi à avoir jusqu’alors, et les modalités de suivi en 2027 pour faire un nouveau point. Car on ne veut pas avoir un plan cartographie numéro 2. On nous a promis qu’un point serait fait en milieu ou fin d’année 2027."
Le risque de l’effet domino
Ce projet aura mécaniquement des conséquences sur les programmes alimentés par la SETF. La suppression de la partie du galop dans des programmes mixtes va avoir un effet boule de neige, contraignant la société mère du trot à compléter des demi-programmes restants au trot pour en faire des programmes pleins. Tout ceci en restant... à volume constant puisqu'il n'y aura pas de création de course. Des regroupements et déplacements vont devoir être décidés. Et au bout du processus, d’autres hippodromes devraient perdre leur programme de trot dans le cadre de nouveaux arbitrages. Jean-Pierre Vogel abonde sur ce sujet : "La SETF va maintenant se trouver en difficulté de communication. Des présidents d’hippodrome m’ont déjà appelé pour me dire qu’ils comptaient sur la SETF pour leur redonner des courses et ne pas perdre des réunions."
Ce projet aura mécaniquement des conséquences sur les programmes alimentés par la SETF. La suppression de la partie du galop dans des programmes mixtes va avoir un effet boule de neige, contraignant la société mère du trot à compléter des demi-programmes restants au trot pour en faire des programmes pleins. Tout ceci en restant... à volume constant puisqu'il n'y aura pas de création de course. Des regroupements et déplacements vont devoir être décidés. Et au bout du processus, d’autres hippodromes devraient perdre leur programme de trot dans le cadre de nouveaux arbitrages. Jean-Pierre Vogel abonde sur ce sujet : "La SETF va maintenant se trouver en difficulté de communication. Des présidents d’hippodrome m’ont déjà appelé pour me dire qu’ils comptaient sur la SETF pour leur redonner des courses et ne pas perdre des réunions."
Un plan précipité selon le Sénateur
Jean-Pierre Vogel : "Même s’il y a eu une concertation dans les dernières semaines, ce plan tombe comme un couperet. Certains présidents et bénévoles sont remontés et on les comprend. Les décisions d’un tel plan n’auraient pas dû se prendre en trois semaines. Il aurait fallu le préparer depuis un ou deux ans. On s’aperçoit lors des échanges qu’il y a une méconnaissance de ce qu’il se passe sur certains hippodromes. On a ainsi découvert ce matin que la société des courses de Saint-Malo avait fait des travaux importants de mise en sécurité et d’amélioration de la piste. Du coup, le projet a revu en partie sa position au sujet de cet hippodrome."
Michel Brault (Beaupréau) : "On est abattus"
La société des courses de Beaupréau, dans le Maine-et-Loire, propose deux réunions par an. Elle perdra en 2027 son activité galop. Son vice-président Michel Brault nous a partagé sa réaction : "Ce n’est malheureusement qu’une demi-surprise de voir les courses de galop supprimées sur notre hippodrome depuis l’annonce de la nouvelle cartographie en septembre. C’est la moitié de nos courses qui disparaît. Nous n’avons plus que des courses au trot pour faire une réunion. Rien n’a pas bougé malgré la mobilisation locale et régionale via nos élus. On a fait des contre-propositions depuis la première annonce mais on en arrive au même point. On est abattus. Notre comité doit se réunir demain soir (lire mardi soir) pour définir notre position. On ne sait pas du tout ce que l’on doit faire car nos charges vont rester les mêmes pour une seule réunion. Ce que je déplore notamment, c’est qu'un hippodrome comme le nôtre est très important pour faire naître des vocations de professionnels, de propriétaires et de parieurs."
La société des courses de Beaupréau, dans le Maine-et-Loire, propose deux réunions par an. Elle perdra en 2027 son activité galop. Son vice-président Michel Brault nous a partagé sa réaction : "Ce n’est malheureusement qu’une demi-surprise de voir les courses de galop supprimées sur notre hippodrome depuis l’annonce de la nouvelle cartographie en septembre. C’est la moitié de nos courses qui disparaît. Nous n’avons plus que des courses au trot pour faire une réunion. Rien n’a pas bougé malgré la mobilisation locale et régionale via nos élus. On a fait des contre-propositions depuis la première annonce mais on en arrive au même point. On est abattus. Notre comité doit se réunir demain soir (lire mardi soir) pour définir notre position. On ne sait pas du tout ce que l’on doit faire car nos charges vont rester les mêmes pour une seule réunion. Ce que je déplore notamment, c’est qu'un hippodrome comme le nôtre est très important pour faire naître des vocations de professionnels, de propriétaires et de parieurs."