2️⃣. Intégrer l’hippodrome dans la stratégie d’attractivité et de rayonnement de la commune
C’est le rôle de la société des courses comme centre de création de valeur économique local qui est ici pointé. Pierre Préaud développe : "Il faut que l’activité de l’hippodrome soit totalement intégrée dans la stratégie d’attractivité économique ou touristique de la commune ou de l’intercommunalité. Quand il y a un office de tourisme, il faut que les journées de courses soient dans l’agenda de l’office, que la billetterie soit disponible via l’office, que les courses soient relayées dans le bulletin communal…"
Association de courses hippiques versus société
Les mots ont un sens et leur portée quelquefois symbolique jamais anodine. C’est pourquoi, Pierre Praud explique : "On insiste sur le côté association en préconisant l’emploi association de courses hippiques plutôt que société de courses hippiques. Au regard de la loi de 1891, elles sont des sociétés de courses mais instituées sous forme associative. C’est pourquoi on a demandé aux sociétés de changer leur dénomination usuelle pour s’appeler association de courses hippiques. De telle façon qu’elles soient mieux comprises comme étant associatives et mieux intégrées dans la politique associative au plan local."
Les mots ont un sens et leur portée quelquefois symbolique jamais anodine. C’est pourquoi, Pierre Praud explique : "On insiste sur le côté association en préconisant l’emploi association de courses hippiques plutôt que société de courses hippiques. Au regard de la loi de 1891, elles sont des sociétés de courses mais instituées sous forme associative. C’est pourquoi on a demandé aux sociétés de changer leur dénomination usuelle pour s’appeler association de courses hippiques. De telle façon qu’elles soient mieux comprises comme étant associatives et mieux intégrées dans la politique associative au plan local."
3️⃣. Renforcer le partenariat éducatif et la présentation des métiers des courses
La filière des courses hippiques forme, embauche et recrute. Les hippodromes en sont une vitrine. Grâce à des dispositifs pédagogiques comme le "pack scolaire", créé pour proposer aux élèves une sortie scolaire pour découvrir le fonctionnement d’un hippodrome sous l’angle de la bientraitance du cheval, et grâce aux animations des académies de formation de l’AFASEC et des autres acteurs de formation aux métiers hippique, les hippodromes peuvent accueillir de nombreux jeunes sur leurs sites.
4️⃣. La dimension de la transition écologique
La quasi-totalité des hippodromes est désormais labellisée EquuRES, à l’exception des hippodromes éphémères comme les hippodromes marins. Ils répondent à de vrais engagements en matières environnementale, écologique, énergétique, de protection des paysages et de biodiversité. "On revendique qu’un hippodrome est un poumon vert, un puits de carbone et qu’il participe à l’équilibre environnemental, commente Pierre Préaud. Par sa gestion responsable de l’eau et de l’énergie, il est un acteur global en matière de RSE au niveau de la commune."
Le cas de Toulouse
Y a-t-il un ou plusieurs des 231 hippodromes dans l’œil du cyclone ? Comprendre mis en danger par le projet d’une liste dans la conquête d’une municipalité ? Un seul cas nous est remonté, celui de Toulouse. Gérard Cazeneuve, président des courses de Beaumont-de-Lomagne et président de la fédération régionale du Sud-Ouest, nous apprend ainsi : "Le candidat LFI a proposé dans son programme de récupérer tout le parc de la Cépière (dans lequel est localisé l’hippodrome) pour en faire un parc de verdure pour les Toulousains. Du coup, tous les élus des courses sont montés au créneau pour faire valoir la contribution financière de la filière aux économies locales par la réversion de la taxe sur les enjeux."
Y a-t-il un ou plusieurs des 231 hippodromes dans l’œil du cyclone ? Comprendre mis en danger par le projet d’une liste dans la conquête d’une municipalité ? Un seul cas nous est remonté, celui de Toulouse. Gérard Cazeneuve, président des courses de Beaumont-de-Lomagne et président de la fédération régionale du Sud-Ouest, nous apprend ainsi : "Le candidat LFI a proposé dans son programme de récupérer tout le parc de la Cépière (dans lequel est localisé l’hippodrome) pour en faire un parc de verdure pour les Toulousains. Du coup, tous les élus des courses sont montés au créneau pour faire valoir la contribution financière de la filière aux économies locales par la réversion de la taxe sur les enjeux."
Les élus qui font le lien entre les Municipales et les courses
Dans certaines villes, des candidats qui briguent la mairie sont parallèlement président d’une société de courses. Dans le Sud-Ouest, le double président des sociétés de courses de Bordeaux et de Mont-de-Marsan, Thierry Gouaichault, est candidat à la mairie de La Teste-de-Buch. Gérard Cazeneuve explicite : "Il y a aussi cette dimension-là avec des élus d’associations de courses qui ont des fonctions municipales ou qui vont en chercher lors des élections de ce dimanche."
À chaque hippodrome un contexte particulier
Président des courses de Rânes et président de la fédération régionale de Basse-Normandie, Dominique Claude relate en ouverture : "D’une façon générale, les relations des sociétés de courses se passent bien avec les municipalités dans notre région. On est dans une région où l’activité hippique est plus un atout qu’un problème."
Concernant la redevance issue des enjeux hippiques et la capacité de chaque association de courses à la demander et/ou la recevoir, l’élu remarque la diversité des cas : "C’est à chaque association de courses de réclamer à sa commune et à son intercommunalité une partie de la réversion de la redevance hippique. Mais cela dépend à chaque fois des conditions particulières et du contexte. À Rânes, par exemple, on ne paie pas de loyer des huit hectares de la commune inclus sur l’hippodrome. Ces terrains sont une mise à disposition. La commune nous aide aussi de différentes façons pour l’entretien. C’est dès lors compliqué de réclamer un retour financier qui serait dans tous les cas minime au regard de ce que l’on reçoit de la municipalité. La société des courses d’Argentan en revanche reçoit un montant significatif, en retour de la réversion de la redevance hippique de la part de la commune d’Urou-de-Crennes. Autre cas encore à Alençon et Bagnoles-de-l’Orne où c’est la commune qui assure l’entretien. C’est un avantage en nature qu’on ne chiffre pas toujours. Cela renvoie aussi à des habitudes. Par exemple, il y aura une nouvelle équipe à Alençon où le maire actuel ne se représente pas. Alors, est-ce que la nouvelle municipalité va fonctionner e la même façon avec l’association des courses ? C’est un point d’interrogation."