Quelles sont ses principales qualités à vos yeux ?
Il a beaucoup de dureté et il prend de la vitesse. C’est le vrai bon cheval. Il n’a besoin de personne, ce qui est important dans ce type de course. Quand ça "bombarde" comme la dernière fois, tu peux le cacher. Quand il n’y a pas suffisamment de train, tu peux aller devant. C’est vraiment bien des chevaux comme ça, c’est même mieux.
Il n’a besoin de personne, ce qui est important dans ce type de course.
Est-ce qu’il faut comprendre que vous allez monter le Prix de Cornulier avec la meilleure chance que nous n’ayez jamais eue ?
Ah oui ! C’est sûr. Je n’ai jamais monté un favori du "Cornulier" comme il est très possible qu’il le soit. C’est peut-être l’année où il me faut le gagner. Je suis vieillissant, je prends du poids… Je sais très bien que je ne vais pas monter dix autres éditions. Physiquement, c’est dur. Huit-dix jours avant les belles courses, je n’ai pas le choix : je suis obligé d’être à la diète le midi pour monter au poids quand les copains partent déjeuner au restaurant. Avant, je perdais rapidement le poids que je pouvais prendre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je fais 1m80. J’ai toujours été l’un des plus grands, même le plus grand qui monte à Vincennes. Quand je fais de grosses journées de travail, ce n’est pas possible de ne pas manger.
Qu’est-ce qui vous motive alors à continuer à monter ?
C’est tout un ensemble. Heureusement que j'ai l’occasion de monter de temps en temps des cracks, sinon cela fait longtemps que j’aurais arrêté. J’ai la chance d’avoir eu toujours un bon cheval. Ces dernières années, j’ai eu Fulton et Jéroboam d’Erable. Je suis assez chanceux. Sans eux, il est sûr et certain que je n’aurais pas continuer. Pour être bien, il faut monter régulièrement. Plus tu montes, mieux tu es. Plus tu montes de bons chevaux, plus tu te régales. Mais monter des mauvaises chances est très dur, physiquement sur le coup et moralement après. C’est donc un beau cadeau que m’a fait David en m’appelant pour monter "Jéroboam". "Toto" a toujours dit qu’il était bon.
L'âge et l'expérience font-ils que l'on monte un "Cornulier" avec moins de pression ?
Je n’y pense pas quand je suis au travail. Les "Thomain" ne me mettent pas la pression, mais on en a toujours quand on monte des chevaux comme ça. Sinon, ce n’est pas normal. Môme, c’était mon rêve de gagner cette course. Maintenant, on peut toujours parler des courses. Mais ce qu'il faut c'est les gagner !
"Moustik" la relève
"Moustik la Govelle est un top cheval. J’ai toujours pensé qu’il valait les meilleurs de sa génération. Pour l’instant, il a tout d’un très bon. C’est pourquoi je vais essayer de le faire vieillir et d’en prendre soin. À cet âge, il n’a pas besoin d’aller plus vite. Il a du potentiel et sera encore meilleur quand il sera déferré. J’ai fait l’impasse sur les deux Groupes qui suivaient le Prix de Vincennes car je trouve qu’ils prennent dur à cet âge-là. Il a eu besoin de récupérer et va recourir le 8 février. Pour l’écurie, c’est l’aboutissement de tout le travail. Il faut en profiter quand c’est ton tour car il y a tellement d’années où l’on n’a pas de chevaux de ce niveau. Sa dureté fait penser qu’il a le potentiel d’un "Jéroboam"."
"Moustik la Govelle est un top cheval. J’ai toujours pensé qu’il valait les meilleurs de sa génération. Pour l’instant, il a tout d’un très bon. C’est pourquoi je vais essayer de le faire vieillir et d’en prendre soin. À cet âge, il n’a pas besoin d’aller plus vite. Il a du potentiel et sera encore meilleur quand il sera déferré. J’ai fait l’impasse sur les deux Groupes qui suivaient le Prix de Vincennes car je trouve qu’ils prennent dur à cet âge-là. Il a eu besoin de récupérer et va recourir le 8 février. Pour l’écurie, c’est l’aboutissement de tout le travail. Il faut en profiter quand c’est ton tour car il y a tellement d’années où l’on n’a pas de chevaux de ce niveau. Sa dureté fait penser qu’il a le potentiel d’un "Jéroboam"."