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Histoire d’eau à Cagnes-sur-Mer | LETROT
Climat : l'enjeu des ressources

Histoire d’eau à Cagnes-sur-Mer

03/10/2026 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
La France n’a jamais été confrontée à une telle sécheresse que cette année. Ce n’est pas sans raison que la situation est si critique qu’elle est qualifiée d’historique. Fin septembre, 94 départements étaient encore concernés par des restrictions d’utilisation de l’eau, dont 67 à un niveau maximal de crise. Très forte consommatrice de cette ressource, la filière hippique doit plus que jamais s’adapter à cet état de fait qui ne concerne donc plus seulement les seuls mois d’été. C’est dans ce contexte que l’Association des Courses de la Côte d’Azur (ACCA) a débuté une phase de test avec une station de Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). Le calendrier prévisionnel est une mise en service l’été prochain quand l'ambition est d’apporter une solution potentiellement déclinable sur d’autres hippodromes.
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Le bassin de stockage et de traitement des eaux usées - © ACCA Le bassin de stockage et de traitement des eaux usées - © ACCA

La phase de test est lancée

Le coup d'envoi des travaux a été donné au mois d'avril pour faire sortir de terre un bassin de stockage d'une capacité de 500 mètres cubes. À l'issue de ceux-ci, la phase de test a pu être lancée la semaine dernière. "C’est une phase de six mois, précise Stéphanie Cavaillero. Les tests consistent à mettre la station en mode de fonctionnement pour vérifier que tout le process est ok, notamment au niveau des analyses biochimiques et autres, des alertes, mais aussi de la formation de notre personnel. Cette phase doit permettre d’obtenir la validation de notre process s’il est conforme et répond aux exigences sanitaires. Pendant ces six mois, il n’y a pas d’arrosage des pistes avec cette eau traitée qui est rejetée dans les eaux usées. Mais on simule les arrosages et les programmations."
L’objectif est de pouvoir être autonome l’été prochain pour la période des semis de nos pistes en herbe. (Stéphanie Cavaillero - ACCA)

Une fois cette phase de test achevée, la DDTM va étudier le dossier pendant une instruction de trois mois maximum avant de rendre son avis. "Nous espérons qu’elle nous délivrera l’arrêté nous autorisant à utiliser cette station pour telles quantités d'eau, avec telles normes, etc. Pour nous, l’objectif est de pouvoir être autonome l’été prochain pour la période des semis de nos pistes en herbe", avance la directrice adjointe.
Les autorisations pour l’utilisation des eaux usées se font par usage. Le dossier cagnois a été monté sur deux usages : l’un pour l’arrosage des pistes en herbe, l’autre pour l’arrosage des pistes en sable. "On a voulu faire par étape avant d’autres usages, explique Stéphanie Cavaillero. Mais le bassin est dimensionné de façon assez conséquente pour nous permettre de multiplier les usages ensuite." Il faut savoir que le projet prévoit que l'arrosage automatique des pistes par asperseurs se fasse la nuit, donc sans public, ni salarié ou professionnel, ni cheval.
Ce projet a aussi pour objectif de faire des "petits". Directeur administratif de la ACCA, Thomas Roucayrol l'a d'ailleurs présenté en septembre de l'an dernier lors du Congrès de la Fédération Nationale des Courses Hippiques (FNCH) à Tours. "Le devenir de beaucoup d’hippodromes passera par là, insiste la directrice adjointe. On doit prendre tous conscience que nous devons utiliser l’eau différemment et changer nos manières de faire pour être en adéquation avec notre environnement afin que notre activité se pérennise."
Un investissement à hauteur de plus de 700.000 €
Le coût du projet est de plus de 700.000 € qui comprennent les études, la maîtrise d'œuvre et la construction nécessaires pour que cette station REUT d'une capacité de stockage de 500 mètres cubes voit le jour. "On a été accompagnés notamment par l’Agence de l’eau via un financement à hauteur de 40 %", nous apprend Stéphanie Cavaillero.

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