Charley Mottier, le formateur
Quand on lui parle de son rôle de formateur avec la réussite de Raphaël Vilault mais aussi de Jean Ferron qui, à eux deux, sont en position de force pour truster les trois classements (attelé, monté et combiné) du championnat de France des apprentis et lads-jockeys, Charley Mottier nous renvoie aussitôt à ses années d'apprentissage chez Bruno Marie. "C'est l'éducation que j'ai reçue chez Bruno, dit-il. Il nous donnait notre chance et nous laissait pas mal de liberté, notamment la possibilité de courir pour les autres. Je me souviens que cela me motivait. Or, pour faire du bon travail, il faut des gars motivés dans la cour et, pour qu’ils le soient, il faut qu’ils aillent aux courses. Maintenant que je suis entraîneur, j’essaye simplement d’appliquer cela à mon tour. J’étais chez lui quand Bruno était le meilleur maître d’apprentissage. Cette année, cela va peut-être être moi. C’est bien. C’est une fierté." Reste que donner la possibilité d'aller courir pour l'extérieur n'est pas sans conséquences sur la vie de son écurie. "Je ne veux pas les empêcher. C’est ça notre métier, on veut courir, surtout à cet âge. Mais cela implique de l'organisation à mon niveau, ne cache pas le chef d'entreprise. Je suis capable de donner beaucoup si, en retour, on me donne beaucoup. Il faut trouver un bon équilibre. Je ne suis pas toujours tendre, ni gentil. Je pense être un peu dur, mais j’essaye d’être juste."
Quand on lui parle de son rôle de formateur avec la réussite de Raphaël Vilault mais aussi de Jean Ferron qui, à eux deux, sont en position de force pour truster les trois classements (attelé, monté et combiné) du championnat de France des apprentis et lads-jockeys, Charley Mottier nous renvoie aussitôt à ses années d'apprentissage chez Bruno Marie. "C'est l'éducation que j'ai reçue chez Bruno, dit-il. Il nous donnait notre chance et nous laissait pas mal de liberté, notamment la possibilité de courir pour les autres. Je me souviens que cela me motivait. Or, pour faire du bon travail, il faut des gars motivés dans la cour et, pour qu’ils le soient, il faut qu’ils aillent aux courses. Maintenant que je suis entraîneur, j’essaye simplement d’appliquer cela à mon tour. J’étais chez lui quand Bruno était le meilleur maître d’apprentissage. Cette année, cela va peut-être être moi. C’est bien. C’est une fierté." Reste que donner la possibilité d'aller courir pour l'extérieur n'est pas sans conséquences sur la vie de son écurie. "Je ne veux pas les empêcher. C’est ça notre métier, on veut courir, surtout à cet âge. Mais cela implique de l'organisation à mon niveau, ne cache pas le chef d'entreprise. Je suis capable de donner beaucoup si, en retour, on me donne beaucoup. Il faut trouver un bon équilibre. Je ne suis pas toujours tendre, ni gentil. Je pense être un peu dur, mais j’essaye d’être juste."
Charley Mottier n'a pas beaucoup de doute sur la faculté de son jeune poulain à performer chez les pros. "Passer pro ne va changer beaucoup de choses pour lui. Je ne suis pas trop inquiet d’autant qu’il a une bonne mentalité, souligne-t-il. Il drivera assez régulièrement, ne serait-ce déjà parce que je le ferai driver car il est capable et qu'il y a de la place pour lui au sein de l’écurie. Il est travailleur et ne craint pas de faire des kilomètres. Par ailleurs, il met tout en œuvre pour essayer de progresser. Évidemment, il ne fera pas une année prochaine similaire à celle-ci, mais il ne gagnera pas non plus seulement quatre courses."
La fierté d'un père
Il est un autre homme qui compte beaucoup dans l'ascension de Raphaël. Jean-Pierre Vilault, son père, est à la fois son supporter numéro un et son confident avec lequel il débriefe de toutes ses courses. "Il communique surtout avec Charley Mottier, nuance celui qui a longtemps travaillé dans les chevaux de selle avant de reprendre le haras de trotteurs que son père avait créé. Raphaël n'a que 17 ans mais il est très mûr. J'ai beau avoir 80 ans, il y a entre nous quelque chose de naturel. Il a beaucoup observé plus jeune. Or, pour réussir dans un métier comme celui-ci, il faut beaucoup observer, c'est indispensable. Je crois qu'il est doué. Sa réussite est une fierté, il faut le dire !"
Les classements des apprentis lads-jockeys 2026
chiffres arrêtés au 07/11/26 (avant la semi-nocturne de Laval)
→ Attelé
1️⃣. Martin Goetz - 31 vict. (527.830 €)
2️⃣. Raphaël Vilault - 31 vict. (345.480 €)
3️⃣. Mathys Cinier - 22 vict. (434.435 €)
Martin Goetz est passé professionnel
→ Monté
1️⃣. Jean Ferron - 20 vict. (362.170 €)
2️⃣. Cléa Roger - 15 vict. (431.480 €)
3️⃣. Eva Bouclet - 14 vict. (328.540 €)
Jean Ferron et Cléa Roger sont passés professionnels
→ Combiné
1️⃣. Raphaël Vilault - 35 vict. (494.290 €)
2️⃣. Jean Ferron - 25 vict. (433.900 €)
3️⃣. Justin Maillard - 20 vict. (422.785 €)
Jean Ferron est passé professionnel