Critérium des 4 Ans : Moustik la Govelle dépoussière les palmarès
En réalisant la passe de trois du Prix de Vincennes (Groupe I), du Prix du Président de la République (Groupe I) et du Critérium des 4 Ans (Groupe I), Moustik la Govelle a réussi un authentique exploit, que quatre, seulement, avant lui, avaient pu mener à bien, cela en plus d’un siècle. En remontant le temps, Ursulo De Crouay est le premier de ceux-là, ayant enlevé le Prix de Vincennes, en 1989, puis le Critérium des 4 Ans et le "Président", en 1990. Nous mentionnons les courses dans cet ordre, car, à ce moment-là, le Critérium des 4 Ans se disputait en mai, avant le Prix du Président de la République, programmé en juin. Il n’y avait qu’un peu plus d’un mois entre les deux courses et cela ne facilitait pas l’enchaînement.
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Entre la prouesse d’Ursulo de Crouay et celle de Moustik la Govelle, il s’est écoulé trente-six ans. Auparavant, il avait fallu attendre trente-neuf ans pour que le triplé d’Ursulo de Crouay ravive le souvenir de celui de Dumbéa II, lauréat du Prix de Vincennes, en 1950, avant de rééditer dans le Critérium et le "Président", en 1951. Quelques années plus tôt, en 1945 et 1946, la pouliche Ussy avait également parachevé le triplé, aux soins du même Raoul Simonard que le précédent. En 1938 et en 1939, enfin, Néron M avait, lui aussi, réussi le coup de trois.
Parmi les quatre susnommés prédécesseurs de Moustik la Govelle, Ursulo de Crouay est celui dont le palmarès est le plus abouti, avec quatre autres Groupes I à son actif, soit le Saint-Léger des Trotteurs, le Prix des Centaures, le Prix de l’Atlantique et le Prix des Meilleurs, en Allemagne. Celui d’Ussy n’est pas mal non plus, comportant deux classiques supplémentaires en les Prix des Centaures et des Elites.
Entre la prouesse d’Ursulo de Crouay et celle de Moustik la Govelle, il s’est écoulé trente-six ans. Auparavant, il avait fallu attendre trente-neuf ans pour que le triplé d’Ursulo de Crouay ravive le souvenir de celui de Dumbéa II.
Le deuxième vainqueur de Critérium de la famille
Moustik la Govelle 1’11’’ a été élevé, en association, par son entraîneur-driver, Damien Bonne, et Christian Labbé, sous les couleurs duquel il s’exprime. Sa famille maternelle porte l’empreinte d’Yves Deux, éleveur des quatre premières mères. Parmi elles, la poulinière phare est
Orélie Girl 1’23’’ a.-m. (1980-Greyhound), pointée, ici, à la quatrième génération, d’où le champion
Balou Boy 1’13’’ (
Moscantido), millionnaire en euros et triple gagnant de Groupe I, à la faveur des Prix de France et René Ballière, mais aussi du Critérium des 5 Ans. De la sorte,
Moustik la Govelle est le deuxième vainqueur de Critérium de la parentèle. Pointons également que son grand-père maternel,
Paris Haufor 1’11’’, a gagné le Critérium des 5 Ans, dans les pas de son père,
Vivier De Montfort 1’14’’. Ce n’était pas jour de Critérium pour rien, samedi, à Vincennes.
Critérium des 5 Ans : Lunella Leman intègre le club des 12
Rares sont les femelles à avoir inscrit leur nom au palmarès du Critérium des 5 Ans (Groupe I). Depuis la création de la course, en 1942, elles ne sont que douze à y être parvenues. Lunella Leman complète, ainsi, ce que l’on pourrait appeler une "short list", commencée avec R Elle, en 1944. Une certaine Sa Bourbonnaise enchaînera, en 1945, avant que sa glorieuse descendante, Roquépine, lui emboîte le pas, en 1966. Dans l’intervalle, Masina y est allée également de sa note, en 1961. Ténébreuse D, en 1968, Vanina B, en 1970, Catharina, en 1973, Feinte, en 1976, et Girl Blanche, en 1977, poursuivront dans cette voie. Il faudra ensuite patienter vingt-sept ans pour que Lady D'auvrecy féminise à nouveau ce Critérium, en 2004, imitée par Queen's Glory, en 2009. Celle-ci était la dernière lauréate en date, avant le sacre de Lunella Leman, samedi.
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Depuis la création de la course, en 1942, elles ne sont que douze à être parvenues à inscrire leur nom au palmarès du Critérium des 5 Ans. Lunella Leman complète, ainsi, ce que l’on pourrait appeler une "short list", commencée avec R Elle, en 1944.
Les juments que nous venons d’énumérer ont, par la suite, souvent bien fait dans le Prix d’Amérique (Groupe I), telles Sa Bourbonnaise, troisième de l’italien Mistero, en 1947, Vanina B, deuxième de Tidalium Pélo, en 1971, et cinquième de Dart Hanover, en 1973, ou bien Catharina, troisième, puis deuxième du même Bellino II, en 1975 et en 1976. Quant à Masina et à Roquépine, elles ont fait mieux encore. La première a, en effet, remporté le Prix d’Amérique à 5 ans, en prélude à son succès dans le Critérium, et en a terminé deuxième à 6 ans, handicapée de vingt-cinq mètres, du fait de sa victoire de l’année précédente, comme le voulait le règlement de l’époque. La seconde s’est mêmement imposée à 5 ans dans le championnat du monde des trotteurs, qu’elle a gagné deux autres fois, dans la foulée. Le moins que l’on puisse écrire est que Lunella Leman est en bonne compagnie.
Le Critérium des 5 Ans dans les gènes
Lunella Leman 1’10’’ est frappée du sceau de l’Elevage Léman, auquel ressortissent, outre elle-même, aussi bien sa mère, la bonne
Comete Leman 1’12’’, gagnante de Groupe III, à la faveur du Trot Open des Régions, à 5 ans, son père de mère, le rare
Neptune Leman 1’12’’, et sa grand-mère,
Kellboum Leman (1988-
Quel Boum), une petite-fille du crack
Bellino II 1’15’’, lequel se classa troisième du Critérium des 5 Ans, en 1972, derrière
Bill D et
Buffet II. De même,
Hulk Des Champs 1’13’’, le père de
Neptune Léman, fut troisième de ce Critérium, à l’instar de son propre auteur,
Blue Dream 1’14’’. En prolongement, on relève que trois étalons figurant dans le pedigree, depuis la cinquième génération, sont des vainqueurs du Critérium qui nous intéresse, à savoir
Coktail Jet Jet, en 1995,
Quasipyl, en 1965, et
Jamin, en 1958.