LE PROFIL DES TROTTEURS QUI ONT PERFORMÉ DANS LE PRIX D’AMÉRIQUE
Sexe et âge : les mâles de 6 ans souvent à leur avantage
Plutôt dominatrices actuellement dans le Prix de Cornulier (voir encore la récente édition de l’épreuve-reine au trot monté), les femelles n’ont pas exactement la même réussite dans le Prix d’Amérique. Depuis le début du siècle, une seule d’entre elles est parvenue à s’imposer dans le Prix d’Amérique : Belina Josselyn en 2019.
Les mâles dictent donc leur loi dans la Grande Course, en particulier les 6 ans, qui ont enlevé près de la moitié des 25 dernières éditions du Prix d’Amérique (44 %, 11 sur 25). Une réussite qui plaide ce dimanche en faveur des candidatures de Josh Power, Dimitri Ferm et Justin Bold, trois mâles nés en 2019.
Enfin, on soulignera l’efficacité des 5 ans (mâles et femelles réunis) dans le Prix d’Amérique. Au total, sept 5 ans ont pris part aux 5 dernières éditions de la Legend Race. Cinq d’entre eux (71%) se sont hissés dans le Top 5 de la Grande Course. Seul 5 ans au départ du Prix d’Amérique 2025, Keep Going tentera d’améliorer cette statistique plutôt flatteuse.
Gains : les millionnaires, mais aussi…
Les chevaux les plus riches ont souvent le dessus dans cette épreuve. Ainsi, les 11 derniers vainqueurs du Prix d’Amérique affichaient plus de 950.000 euros de gains au départ de la course. 8 trotteurs remplissent cette condition « financière » dans l’édition 2025 de la Legend Race : Hussard Du Landret, Emeraude de Bais, San Moteur, Don Fanucci Zet, Ampia Mede SM, Go On Boy, Hooker Berry et Idao de Tillard.
On notera aussi que depuis 2010, 80% des podiums du Prix d’Amérique sont composés de l’un des deux chevaux les plus riches de la course (12/15). Une statistique valorisante pour Hooker Berry et Idao de Tillard qui, aux gains, devancent ici Go On Boy.
Toutefois, prêter uniquement aux riches serait une erreur dans la Legend Race. En particulier pour les places. On note ainsi la présence de l’un des deux chevaux les moins riches de la course à l’arrivée de 7 des 8 derniers Quintés du Prix d’Amérique. Cette année, ce sont Keep Going et Iroise De La Noe qui cochent cette case.
Carte de visite : le Critérium des 5 ans dans le rétroviseur
Objectif en soi, le Critérium des 5 ans est aussi un formidable révélateur. 6 des 10 derniers gagnants du Prix d’Amérique avaient auparavant terminé 1er ou 2ème d’un Critérium des 5 ans. En lice ce dimanche, Idao de Tillard, Inmarosa, Josh Power mais aussi Hussard du Landret (lauréat de ce Critérium en 2022) répondent à ce critère.
Amérique Races : les performances plus significatives
Les performances réalisées dans les 6 courses qualificatives pour le Prix d’Amérique sont à prendre à compte pour évaluer les chances des concurrents au départ de la Grande Course. Sur un plan comptable, on observe que 14 des 16 derniers lauréats du Prix d’Amérique (87,5%) avaient obtenu un des résultats suivants dans les semaines qui précédaient leur succès dans la Legend Race :
- 1er ou 2ème du Prix du Bourbonnais Q2
- 1er du Critérium Continental Q3 ou du Prix Ténor de Baune Q4
- 1er ou 2ème du Prix de Bourgogne Q5.
Au départ de cette édition, Josh Power, Emeraude de Bais, Keep Going, Just Love You, Idao de Tillard et Go On Boy remplissent l’un de ces critères.
Prix d’Amérique : d’une édition à l’autre
La solution d’un Prix d’Amérique se trouve bien souvent dans l’édition précédente de cette même course. Depuis 2005, 60 % des vainqueurs du Prix d’Amérique avaient terminé dans les 3 premiers ou avaient été disqualifiés dans ce Groupe I un an plus tôt. En course ce dimanche, Idao de Tillard et Hussard du Landret présentent cette caractéristique. Également de la partie, Go On Boy (4ème de la Legend Race l’an passé) n’était pas loin de cocher cette case.
Dimanche, Idao de Tillard va donc défendre son titre dans la Legend Race. Depuis l’année 2000, 5 champions ont réussi à s’imposer deux fois de suite dans l’épreuve-reine du meeting d’hiver parisien : Varenne, Offshore Dream, Ready Cash, Bold Eagle et Face Time Bourbon. Clin d’œil du destin ? Idao de Tillard a au moins un point commun avec les trois derniers cités. Il a remporté cet hiver le Prix de Bourgogne Q5. Ready Cash, Bold Eagle et Face Time Bourbon en avaient fait de même quelques semaines avant leur 2ème sacre dans le Prix d’Amérique…
Musique : prime à la régularité
Le Prix d’Amérique récompense souvent des trotteurs plutôt constants dans leurs performances : depuis 2012, 69 % des vainqueurs de la Legend Race avaient terminé dans les 4 premiers lors de leurs 3 précédentes sorties en compétition (9/13). Go On Boy, It’s A Dollarmaker, San Moteur et Iroise de la Noé présentent cette caractéristique.
Emoji vert : un indicateur fiable
7 des 10 chevaux à l’arrivée du Quinté des deux derniers Prix d’Amérique étaient associés à un émoji vert (1).
Au départ de cette édition, 7 concurrents sont crédités de cette couleur-marque de confiance : Iroise de la Noé, Josh Power, Emeraude de Bais, San Moteur, Go On Boy, Hooker Berry et Idao de Tillard.
On notera que les protégés de Sébastien Ernault (Josh Power) répondent souvent présents lorsqu’ils sont associés à cet émoji : 63 % de réussite dans les 3 premiers. Les partants de Thierry Duvaldestin (Idao de Tillard) et Romain Derieux (Go On Boy) terminent aussi plus d’1 fois sur 2 sur le podium lorsqu’ils sont en « vert ».
Trotteurs étrangers : la menace San Moteur
Depuis le début du siècle, six Prix d’Amérique ont été enlevés par des trotteurs étrangers. 5 de ces 6 succès ont été signés par des champions qui s’étaient imposés à l’occasion de l’une de leurs deux dernières sorties en piste. Au départ de cette édition, San Moteur est le seul « visiteur » qui remplit cette condition.