MT image

Un match dans le match, celui des labels | LETROT
Journée des Champions J-8

Un match dans le match, celui des labels

14/06/2025 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
La Journée des Champions, c’est la confrontation des chevaux, bien sûr, mais c’est aussi celle des hommes, de ceux qui font ces champions, qui les façonnent, les préparent, les drivent ou les montent ; de ceux qui les possèdent également –car, sans propriétaires, pas de champions, ni même de courses, d’ailleurs–, et, bien sûr, de ceux qui les ont fait naître et élevés. Or, parmi ces derniers, un certain nombre fait le choix de frapper ses élèves de son sceau. Alors, à huit jours de l’échéance, offrons-nous un petit tour d’horizon, sous l’angle des suffixes, des protagonistes pressentis.
Lexie de Banville Lexie de Banville, le label Banville au sommet - © Aprh

Plusieurs types de suffixes

 

L’autre type de suffixe, le plus souvent utilisé, ne nous fait plus faire le tour des régions et des lieux, mais il est peut-être plus personnel encore, en ce qu’il consiste à contracter les prénoms familiaux et à faire de cet assemblage l’empreinte maison, voire à faire usage de son propre nom ou de celui d’un proche. Au départ du Prix d’Essai - Etrier 3 Ans Finale (Groupe I), Météore de Simm (Boccador de Simm) courra, ainsi, pour Stéphane Levoy et les siens, "S" comme lui-même, Stéphane, "i", comme son épouse, Isabelle, et deux fois "m", comme leurs filles, Marie et Mathilde. Dans le Prix Albert Viel (Groupe I), Mat Manathis (Booster Winner) représentera l’élevage de Xavier et Laurence Coulon, au gré d’un suffixe associant la terminaison des prénoms de leurs trois enfants. C’est un peu la même chose quant à Madrid Haufor (Réal de Lou), pour les Bigeon, "Haufor" puisant dans les lettres qui constituent les prénoms des trois enfants de la famille, soit "H", pour Charles,"au", pour Audrey, et "for", pour Flore. Du côté de René Guézille et de ses "Guez", à l’instar de Miriss de Guez (Uzo Josselyn), ce sont les premières syllabes du patronyme de l’éleveur qui font l’affaire. Peut-être Loulou de Mye (Clif du Pommereux) va-t-il débuter sous la selle dans le Prix du Président de la République - Etrier 4 Ans Finale (Groupe I) ; lui porte, tout bonnement, le nom de jeune fille de la mère de Gérard Vaixelfisch, son co-éleveur, en partenariat avec Daniel Larue. On termine avec le Prix de Normandie - Etrier 5 Ans Finale, où Katinka Aimef (Singalo) s’alignera aux initiales de son propriétaire-éleveur, Michel Fitoussi –M. F.–, et où Kalif Landia (Un Charme Fou) sera fort des dernières lettres du prénom de ses éleveurs, Roland et Nadia Foucault.

Le Prix du Président de la République - Etrier 4 Ans Finale nous propose un dernier type de suffixe, à travers la candidature de Lisbonne Dry (Singalo). C’est là l’élevage de Gérard Olivier et il est caractérisé par un adjectif anglais, "Dry", pour signifier la dureté et la résistance des sujets qui en sont issus. Le label se veut alors évocateur, suggestif. Il illustre plus qu’il ne désigne. C’est un autre parti pris.

 


A lire aussi