©Scoopdyga - Etonnant

Il y a encore peu de temps Richard Westerink disait de lui : « Il peut être étonnant dans le bon sens, comme dans le mauvais sens »(1). Force est de constater qu’Etonnant surprend plutôt agréablement depuis deux ans. L’entraîneur, basé dans le Sud-Ouest, se réfère-t-il surtout à ses premières saisons lorsqu’il évoque la partie « obscure » de son champion ?

Des débuts contrastés
Être bâti comme un déménageur n’a pas que des avantages. Moins maniable que son géniteur (« il n’y a pas photo » dixit son mentor (2)), plus « chaud » aussi, le fils de Timoko a, il est vrai, longtemps alterné le meilleur et le pire. S’il a rapidement identifié son potentiel, Richard Westerink a sans doute aussi très tôt mesuré l’étendue du travail à effectuer avec son protégé. Au terme de ses 9 premières sorties en compétition, Etonnant affichait certes 4 victoires en région (hippodromes corde à droite), mais aussi 4 disqualifications (3 à Paris-Vincennes, 1 à Enghien). Tout en réalisant quelques prouesses, notamment au monté, il sera disqualifié à 16 reprises lors de ses 44 premières sorties en piste.

Et soudain l’embellie
Plus à l’aise à Paris-Vincennes au fil du temps, Etonnant va aussi s’assagir à partir de l’hiver 2020-2021. Le trotteur bai n’a d’ailleurs été disqualifié qu’à 2 reprises lors de ses 34 dernières sorties. L’hiver 2020-2021 correspond aussi à l’installation d’Anthony Barrier à son sulky et sur sa selle. Etonnant/Barrier ? Une association fructueuse qui perdure et une alchimie qui n’est pas sans rappeler l’alchimie Timoko/Goop. 5ème du Prix de Cornulier 2021, Etonnant remporte un mois plus tard son premier Groupe I (Prix de Paris Marathon Race), pour le plus grand plaisir de son patient metteur au point qui indique alors : « Il est plus mûr désormais ».
Huitième du dernier Prix d’Amérique, le mâle de 8 ans est depuis entré dans l’Histoire en s’adjugeant l’Elitloppet. Un exploit majuscule complété en 2022 par d’autres succès majeurs (Grand Critérium de Vitesse de la Cote d’Azur/Grand Prix de Wallonie/Prix d’Eté) et des statistiques générales conformes à son statut de trotteur de premier plan (75 % de réussite dans les 2 premiers depuis février 2022).

Cible verrouillée
Ce dimanche, Etonnant effectue son retour à Paris-Vincennes. L’objectif hivernal est clairement désigné : remporter le Prix d’Amérique Legend Race. Et effacer son échec de l’hiver dernier. « L’an passé, suite à l’annonce de la fin de carrière de Face Time Bourbon, Etonnant s’est retrouvé favori. Ça paraissait évident et on sait tous ce qu’il s’est passé derrière… », témoignait cette semaine Richard Westerink (1).
Le robuste professionnel a élaboré un programme en conséquence. Déjà assuré de participer à la grande course (de par ses gains), le champion devrait prendre part aux Qualifs intergénérations en restant ferré.
Faisant sa rentrée en étant ferré, peut-il se mettre en valeur dès ce dimanche ? Voici quelques arguments chiffrés qui plaident en sa faveur à la veille de sa participation à la Qualif #2 - Prix du Bourbonnais 2022 :
- Il est souvent efficace lors de ses retours en piste
- Plus revu en compétition depuis près de deux mois, Etonnant est en effet souvent performant sur sa fraîcheur. Il affiche ainsi 50 % de réussite dans les 2 premiers lorsque sa plus récente sortie remonte à plus de 31 jours (10 podiums en 20 occurrences, dont 6 victoires).
- La ferrure, une importance relative : Redoutable actuellement quand il se produit pieds nus (100 % de réussite dans les 2 premiers depuis février), Etonnant réalise parfois des prouesses avec ses « chaussures ». Il était ainsi déclaré ferré lors de son succès dans le Prix de Paris Marathon Race, et, plus récemment, était même ferré « lourd » pour sa victoire dans le Prix des Ducs de Normandie 2022.
- Un parcours qu’il affectionne : Le fils de Timoko est à la fois un sprinter et un marathonien, capable d’enlever l’Elitloppet (1.609 mètres) et le Prix de Paris (4.150 mètres). Un doublé dans sa carrière qui dit aussi son éclectisme et sa singularité. A Paris-Vincennes, Etonnant est plutôt performant sur les longues distances. Et ce dimanche, il évoluera d’ailleurs sur le parcours (2.850 mètres, grande piste) sur lequel il a enregistré le plus de victoires : 4.

ETONNANT en d’autres chiffres
- 82 courses / 20 victoires
- 24 % de réussite à la victoire
- Ses gains année par année :
- 2022 (année en cours) : 1.056.875 euros
- 2021 : 512.400 euros
- 2020 : 174.300 euros
- 2019 : 65.100 euros
- 2018 : 263.000 euros
- 2017 : 38.700 euros
Le couple Etonnant/Anthony Barrier à l’attelé :
- 54 % de réussite dans les 2 premiers (14/26, dont 8 victoires)

(1) Source ParisTurf
(2) Source Equidia

 

 

Vous voulez connaître l'adrénaline des challenges et tester votre sagacité ? Le jeu gratuit Prix d'Amérique Races ZEturf Fantasy est idéal pour vivre sa passion des courses intensément. Simplicité, convivialité, adrénaline et stratégie pimentent cette nouvelle aventure. A chaque course de la compétition Prix d'Amérique Races ZEturf, il faut sélectionner trois chevaux sur sa grille dans la liste des partants officiels en fonction d'un budget déterminé exprimé en étoiles. Vous marquerez des points selon le résultat de vos concurrents à travers l'allocation qu'ils auront remportée. Et si l'un deux obtient sa qualification pour les trois Finales, il reste dans votre écurie et vous pourrez le choisir à nouveau s'il participe à d'autres épreuves de la compétition, sans toucher à votre budget. Un système de cartes à activer permet par ailleurs de marquer des points supplémentaires. Différents classements sont établis selon les scores des joueurs. Plus de 2 000 euros de bonus valables sur ZEturf, partenaire du jeu et de la compétition, des entrées pour le Prix d'Amérique Legend Race et des plaques de courses dédicacées sont à gagner.

Site web et appli : vous pouvez jouer partout, quand vous le voulez !

Etudiez dès maintenant la Qualif #2 - Prix du Bourbonnais et choisissez vos trois favoris pour le jeu. La course se disputera dimanche 11 décembre à l'Hippodrome Paris-Vincennes.Vous pourrez jouer jusqu'au départ de l'épreuve. Si vous ne l'avez pas fait, inscrivez-vous gratuitement sur le site fantasy.prixdameriqueraces.com ou sur l'appli disponible sur l'App Store et Google Play. Vous pourrez créer votre casaque et vous lancer dans le challenge, en solo ou en groupe, pour défier vos amis ou collègues par exemple. Prix d'Amérique Races ZEturf Fantasy fonctionne sur neuf courses au total : six épreuves qualificatives jusqu'au 15 janvier inclus, et trois Finales : Prix d'Amérique Legend Race (29 janvier), Prix de France Speed Race (12 février) et Prix de Paris Marathon Race (26 février). A vous de jouer !

©Scoopdyga - Louis Baudouin remporte ici le premier Groupe III de sa carrière, le Prix de Brest, en janvier 2022. Il drivait Dreamer de Chenu 

Louis Baudouin n'a que 24 ans mais va déjà participer à une course de la compétition Prix d'Amérique Races ZEturf avec Hirondelle Sibey, dimanche 11 décembre dans la Qualif #2 - Prix du Bourbonnais. Né à Paris, le fils de l'entraîneur Jean-Michel Baudouin totalise 116 victoires au Sulky (chiffres arrêtés au 6 décembre 2022), dont un Groupe III en janvier dernier avec Dreamer de Chenu. Il s'est prêté au jeu de la Ptite Interview.

Ta première drive ?
Je devais être au collège. Ils avaient organisé des courses "écoles" entre les fils des entraîneurs. Cela se disputait au trot monté. J'ai dû en réaliser deux ou trois. J'ai rapidement compris à ce moment-là que je n'allais pas devenir jockey (rires).
 
La première victoire de ta carrière ?
C'était avec Binky le 14 avril 2016 au Mans. C'était génial car il y avait toute ma famille sur place. Cette victoire représentait énormément pour moi. Il y avait également Jean-Michel Bazire chez qui j'ai passé pas mal de temps plus jeune. Il m'avait donné quelques conseils avant la course. Il est vraiment très formateur. Désormais, comme nous sommes concurrents, il m'en donne un peu moins !
 
Quelle a été ta première sensation en découvrant l’Hippodrome Paris-Vincennes ?
J'ai grandi à Vincennes puisque mon père, Jean-Michel, avait souvent des chevaux à courir. C'est toujours magnifique de se produire là-bas. Il faut saisir la chance car beaucoup n'ont jamais eu l'occasion d'avoir des chevaux à driver sur cet hippodrome.
 
Ta première victoire à Paris-Vincennes ?
Calou Renardiere le 30 mai 2017 ! J'étais un peu revanchard car j'avais été disqualifié auparavant de la première place avec Binky. La course avait été très bien préparée et je m'étais envolé. J'avais un peu moins d'émotions qu'avec Binky mais c'est un grand moment.
 
Ton plus beau souvenir de meeting d'hiver ?
Je dirais Oasis Gédé lors des deux Finales du Grand National du Trot en 2008 et 2009. Je me souviens d'un hiver où il neigeait, ce qui rendait le décor magnifique. Voir le travail de mon père récompensé et ensuite qu'elle dispute le Prix d'Amérique, c'était un rêve. Un très beau moment.
 
L’hippodrome dans lequel tu te sens chez toi ?
Fougères ! Je suis comme à la maison. Je connais tout le monde. Mes amis viennent sur l'hippodrome quand je cours, et je ne manque pas une réunion !
 
Ton cheval de cœur ?
Je dirais Dreamer de Chenu. C'est lui qui m'a apporté mon premier Groupe l'hiver dernier dans le Prix de Brest (Gr.III). J'adore aussi Cetus de Tilou qui m'a fait énormément plaisir lorsque j'étais apprenti.
 
La plus belle casaque esthétiquement ?
La casaque de Jean-Michel Baudouin (rires). J'adore le bleu et le blanc et c'est quand même celle qui a bercé mon enfance.
 
Ton meilleur pote dans les courses ?
Je m'entends vraiment bien avec Léo Abrivard et Nicolas Bazire. Nous avons un peu le même parcours, on a grandi ensemble. Ce sont deux amis importants.
 
Comment tu es lorsque tu luttes pour le succès ?
J'extériorise pas mal mes émotions. Je suis très compétiteur. Une fois que je gagne, c'est vraiment du plaisir.
 
Ton chiffre fétiche ?
Je n'en ai pas spécialement. Je vais dire le deux car quand on a ce numéro derrière l'autostart, on est bien loti (rires).
 
Devenir entraîneur, ce serait un souhait ?
Pas actuellement. Pour le moment, mon père fait vraiment bien le travail. Ensuite, mon frère Gauthier sera avec moi pour reprendre l'écurie. Mais ce n'est pas encore d'actualité.
 
Tu vas driver Hirondelle Sibey dans la Qualif #2 - Prix du Bourbonnais. Qu'est-ce que cela représente pour toi de participer pour la première fois à cette course qualificative pour le Prix d'Amérique Legend Race ?
C'est magnifique. J'ai vraiment beaucoup de chance. Je travaille énormément pour cela mais je ne suis pas le seul. Je remercie toute l'écurie. Maintenant, il faut saisir sa chance et encore plus travailler. A moi de concrétiser !
 
Hirondelle Sibey peut-elle exaucer un rêve pour toi, en finissant sur le podium de la Qualif #2 ?
Je suis obligé d'y croire ! Elle travaille super bien le matin. Tu peux te permettre de rêver. Le destin est entre mes mains.
 
Nous approchons de la période de Noël. Quel serait le plus beau cadeau pour toi ?
Se qualifier pour le Prix d'Amérique Legend Race avec Hirondelle Sibey. Ensuite, pourquoi pas obtenir une nouvelle victoire de Groupe.
 
Un objectif dans les prochaines années ?
Mon plus gros objectif serait de s'installer en tant que driver. J'aimerais continuer de piloter pour mon père mais aussi être présent de plus en plus pour l'extérieur également. Je vais travailler très dur pour y parvenir !

©Scoopdyga

Article paru dans 24H au Trot - Retrouvez tous les numéros du quotidien en cliquant ici

Le contexte économique du moment n’a rien pour porter à l’optimisme béat. Après deux années estampillées Covid et avec la traîne des conséquences de la toujours et même crise sanitaire, 2022 a vu la montée en puissance dans l’économie mondiale d’un choc énergétique et du réveil de l’inflation dans des zones qui en étaient largement protégées ces deux dernières décennies, dont l’Europe au premier chef. Impossible de ne pas faire ce bref rappel des faits avant d’entrer dans un échange sur la construction d’un budget pour 2023.

24H au Trot.- Sur quelles bases de travail avez-vous opéré pour construire le budget 2023 ?
Patrick David.- Il y a deux événements qu’il faut dissocier et qui nous ont permis de décider cette augmentation de 3 % des encouragements pour l’an prochain. Commençons d’abord par la clôture de l’année 2022. On peut parler d’une bonne gestion de l’année qui se termine, grâce notamment aux équipes du PMU qui ont fait un exercice un peu meilleur que ce que nous avions provisionné. De notre côté, nous n’avons pas connu d’événements exceptionnels défavorables de type Covid. Tout ceci nous permet de finir l’année avec un excédent de 11 millions d’euros alors que nous avions budgété 7 millions d’euros. On dégage un résultat positif supérieur de 4 millions à ce qui était prévu. Ce sont ces 4 millions d’euros que nous avons décidé d’allouer aux socioprofessionnels sous forme de "prime inflation", en considérant que nous avons tous mieux travaillé que ce qui était initialement prévu. Et dans ce "on", j’intègre tous les contributeurs : les professionnels qui ont offert des courses attractives, les équipes du PMU et de LeTROT qui ont su respecter leurs budgets de fonctionnement.

Et que faites-vous des 7 autres millions excédentaires de 2022 ?
On les met dans les réserves de la société. On a beaucoup amélioré les réserves depuis qu’on est arrivé aux manettes de LeTROT. Ces réserves sont la garantie de pouvoir faire face à une ou plusieurs mauvaises années, en particulier pour sécuriser les allocations.

Revenons à l'année 2023 pour laquelle le Conseil d’Administration a décidé une augmentation des encouragements de 7,2 millions d’euros.
Ce n’est pas une année propice pour faire un exercice budgétaire "tranquille" avec des sujets comme l’inflation et le pouvoir d’achat qui s’y invitent. On est toujours en situation de crise, la sortie de Covid laissant la place à une crise économique. Nos bases de travail pour cet exercice budgétaire ont été les suivantes :
1/ le PMU doit continuer à nous apporter une progression de son résultat, soit parce qu’il continue à réduire ses charges, soit parce qu’il augmente son chiffre d’affaires ;
2/ tous les services de LeTROT continuent à travailler avec la même envie de ne dépenser que ce qu’il est utile. C'est-à-dire d’avoir une gestion très stricte. La variable énergétique jouera ainsi un rôle important. Un exemple : ce sera 4 millions d’énergie (électricité et gaz) en plus en 2023 pour tous nos sites ;
3/ on se doit de continuer à redresser les allocations dans ce contexte difficile pour les socioprofessionnels.

On a construit notre budget 2023 avec un résultat nul en termes de résultat (c'est-à-dire à l’équilibre strict). C’est une année où on aurait pu accepter un déficit budgétaire, ce que nous n’avons pas voulu. Par contre, en compilant toutes nos données, on a la place pour permettre une hausse des encouragements de 7,2 millions d’euros, à partir de la fin du meeting d’hiver. On a vraiment actionné tous les leviers pour arriver à ce budget optimisé. Cela donnera une enveloppe d’environ 300 millions d’euros en 2023. On a gagné 50 millions depuis 2019 (N.D.L.R. : l’équipe actuelle s’est installée en 2020).

L’aménagement du futur siège Thémis impacte t-il les comptes 2023 ?
L’année 2023 sera quelque part l’année la plus défavorable avec à la fois les charges de Thémis, du siège actuel de la rue d’Astorg et du déménagement. À partir de 2024, on pourra dégager entre 1 et 1,5 million d'euros lorsqu’on n’aura plus qu’un seul site à charge. Le Comité décidera de l’orientation à prendre avec Astorg incluant par exemple le scénario de conservation du patrimoine avec une revenu locatif.

Par rapport à votre mandat qui promettait de créer de la valeur pour la filière et de lui reverser, quel bilan tirez-vous de la clôture de votre troisième exercice ?
Nous avions mis en avant au début de notre mandat trois aspects fondamentaux :
1/ Mieux s’occuper de notre rôle d’administrateur du PMU. Cela a été mis en œuvre par Jean-Pierre Barjon et le lien étroit entre les sociétés mères et le PMU se traduit aujourd’hui par des bonnes performances de l’opérateur. On ne peut que constater la contribution positive du PMU à la filière à travers ses résultats ;
2/ La saine gestion de LeTROT sous forme d’une entreprise. C’est une association qui délivre en termes de résultat des allocations de courses. Son résultat ne peut donc être une variable d’ajustement au détriment du versement des allocations. Nous réaffirmons que LeTROT est une association qui doit avoir un esprit et un fonctionnement d’entreprise dans sa recherche de performances et de résultat. Je pense qu’on a atteint cet objectif ;
3/ Dès que les performances s’amélioreraient, nous avions annoncé qu’il y aurait une redistribution vers les socioprofessionnels – dans lesquels j’inclus les propriétaires – par l’intermédiaire des encouragements. C’est ce que nous avons fait.
Pour résumer, nous avons fait ce que nous avions annoncé dans ces trois aspects (1/ mieux s’occuper de ce qui rentre avec le PMU -2/ mieux gérer l’interne et tout son écosystème (l’AFASEC, la FNCH, Equidia, etc.) dans une logique d’entreprise -3/ orienter les bénéfices dès qu’ils existent vers les encouragements).

Montant des encouragements au trot (allocations, primes à l’éleveur, autres primes)
■ prévisionnel 2023 : environ 300 M€
■ estimatif 2022 : environ 290 M€
■ 2019 : 250 M€

Les chiffres clés de 2022
■ excédent budgétaire 2022 de LeTROT : 11 M€ (contre 7 M€ initialement prévu)
■ ventilation des 11 M€ : 7 M€ portés en réserve et 4 M€ reversés en 2023 sous forme de "prime inflation"
■ global des encouragements pour 2022 de l’ordre de 300 M€

La prime inflation
Patrick David : "Elle sera à l’image que ce nous avions fait avec la prime Covid. Elle sera destinée aux chevaux qui n’ont pas particulièrement performé. Cette prime vise à soutenir tout un ensemble de professionnels dont ceux qui ont pu connaître une mauvaise année mais qui contribuent au succès de notre système de courses. Notre force est notre modèle pyramidal et cette prime inflation, comme l’était la prime Covid, sera orientée vers les acteurs qui sont un peu moins au devant de la scène."

Le dernier Conseil d’Administration de l’année de LeTROT s’est conclu sur deux fortes décisions dans le domaine budgétaire avec l'annonce d'une augmentation de 7,2 millions d'euros des encouragements en 2023 et le déblocage d'une prime inflation d'un montant de 4 millions d'euros, le tout dans le cadre d'un budget à l'équilibre. Voici les détails présentés dans le communiqué du Conseil d’Administration.

7,2 millions d’euros d’encouragements supplémentaires à compter de mars 2023
La première décision concerne une augmentation des allocations prévue en 2023 à hauteur de 3 %. Fort de son résultat positif de l’année 2022, estimé à 10,8 millions d’euros, LeTROT entend en effet tenir compte du contexte économique actuel. « Grâce à une gestion rigoureuse ayant conduit à un résultat supérieur de 3,1 millions d’euros à l’excédent prévu en début d’année », Jean-Pierre Barjon, Patrick David et leurs équipes ont construit un budget 2023 tout aussi « ambitieux ». « Basée sur l’imagination, le volontarisme et la rigueur en termes de gestion »¸ sa construction repose sur une augmentation des encouragements de 7,2 millions d’euros en 2023, soit une hausse de 3% des allocations, tout en maintenant le budget à l’équilibre. Cette revalorisation des encouragements, à répartir entre Paris et la province, interviendrait sur la période mars-décembre 2023.
 
4 millions d'euros de "Prime Inflation"
La seconde mesure, rendue possible grâce à la gestion rigoureuse de la SECF lors de l'exercice 2022, a pour ambition de répondre aux surcoûts auxquels sont confrontés les socioprofessionnels depuis ces derniers mois et prendra la forme d’une prime conjoncturelle liée à l’inflation. Le montant débloqué, dont les modalités de versement seront définies prochainement, devrait s’élever à 4 millions d’euros. Lors de ce CA, ont été également présentés le projet de programme pour mars/avril sur les hippodromes de Vincennes, Enghien, Caen et Cabourg ainsi que les mesures de soutien à l’élevage (reconduites à l’identique).

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