©JLL-LeTROT

Pour tenir compte de la baisse des allocations en 2019, le Comité de la SECF a décidé le 14 février 2019 de :

  • diminuer de 10 % les gains minima qualificatifs (Paris et province) dès 2019 (application dès le 8 mars 2019 pour le meeting de printemps pour Vincennes et Enghien et à compter du 1er avril 2019 pour les autres hippodromes),
  • diminuer de 10 % le montant des gains exigés pour la requalification des chevaux à compter du 1er avril 2019, 
  • modifier la valeur nominale des courses dans lesquelles les bons de priorité peuvent être utilisés.

GAINS MINIMA QUALIFICATIFS

Ne sont admis à prendre part aux épreuves, réservées aux professionnels, aux amateurs et aux apprentis, organisées sur les hippodromes ci-après désignés que les chevaux ayant gagné, en fonction de leur âge, les sommes selons les tableaux ci-dessous :

HIPPODROMES AUTRES QUE

VINCENNES ET ENGHIEN

DU 1ER AVRIL 2018 AU 31 MARS 2019
Ages en 2018 Professionnels

Amateurs

Apprentis

5 ANS D** 7 000 7 000
6 ANS C** 25 000 20 000
7 ANS B 40 000 30 000
8 ANS A 60 000 40 000
9 ANS V 100 000 80 000
10 ANS U* 160 000 160 000

** ayant participé à au moins 8 courses depuis le début de leur carrière de course / * jusqu’au 31 décembre 2018 inclus

HIPPODROMES AUTRES QUE

VINCENNES ET ENGHIEN

DU 1ER AVRIL 2019 AU 31 MARS 2020
Ages en 2019 Professionnels

Amateurs

Apprentis

5 ANS E** 6 300 6 300
6 ANS D** 22 500 18 000
7 ANS C 36 000 27 000
8 ANS B 54 000 36 000
9 ANS A 90 000 72 000
10 ANS V* 144 000 144 000

**ayant participé à au moins 8 courses depuis le début de leur carrière de course / *jusqu’au 31 décembre 2019 inclus

 

Par ailleurs des dispositions applicables sur tous les hippodromes concernent la QUALIFICATION DES CHEVAUX

Sont seuls admis à courir les chevaux ayant satisfait aux épreuves de qualification, aux prescriptions du Code des Courses au trot et aux dispositions ci-après :

Tout cheval :

Âgé de (..) etn’ayant pas gagné :

  •  2 ans : 5 000€
  •  3 ans : 10 000€
  •  4 ans : 20 000€
  •  5 ans : 30 000€
  •  6 ans : 60 000€
  •  7 ans et + : 100 000€

et n’ayant pas obtenu une allocation dans l’une de ses six dernières courses, à l’exception des courses exclusivement réservées aux apprentis-lads jockeys, est exclu de tous les hippodromes pour une durée de 45 jours à compter de sa dernière course.

Toutefois, un cheval ne participant à aucune épreuve pendant 90 jours au moins, se trouve placé, pour l’application de cette mesure, dans la situation d’un concurrent ayant bénéficié d’une allocation.

Le décompte des performances est effectué sans discontinuité d’une année sur l’autre, mais n’entre en vigueur qu’à compter du 1er janvier de l’année en cours pour les chevaux ayant atteint l’année précédente le seuil des gains par âge mentionnés ci-dessus.

En outre, tout cheval :

  • Soit ayant interrompu sa carrière de course pendant une période d’au moins 1 an,
  • Soit n’ayant pas gagné à compter du 1er avril 2019 jusqu’au 31 mars 2020, à l’âge de :
  • 3 ans     (Lettre G – nés en 2016) : 2 200 €
  • 4 ans     (Lettre F – nés en 2015) : 4 400 €
  • 5 ans     (Lettre E – nés en 2014) : 16 400 €
  • 6 ans     (Lettre D – nés en 2013) : 27 300 €
  • 7 ans     (Lettre C – nés en 2012) : 38 100 €

et ayant couru au moins 8 fois depuis le début de sa carrière ou depuis la date à laquelle il a été requalifié*, doit subir avec succès une épreuve de requalification avant de pouvoir de nouveau être admis à courir en France.

* à l'exception de celui qui, à compter du 1er avril 2019, ne prend part qu’à des courses d’amateurs. Dans ce cas, un cheval ne pourra ensuite prendre part aux courses autres que les coures d’amateurs qu’après avoir subi une épreuve de requalification, même si ses gains sont supérieurs au barème ci-dessus.

Seuls les chevaux concernés auront la possibilité de se requalifier par anticipation à partir du 1er février 2019.

 

 

©Aprh - Green Grass, lauréate dimanche dernier du Critérium des Jeunes et son lad Pierre-Eric Collard

Et c'est encore un profil différent de ceux rencontrés au cours de ce meeting d'hiver. Pierre-Eric Collard, 31 ans, est aujourd'hui au coeur de l'écurie de Sébastien Guarato après être né dans le milieu, son père Vincent étant entraîneur lui-même. Mais il a suivi un cursus assez différent avant de revenir finalement aux sources et travailler dans plusieurs écuries. Alors qu'il venait de finir de s'occuper de sa championne quelques dizaines de minutes après son succès dans le Critérium des Jeunes, il a accepté de nous parler de son travail et un peu plus de Green Grass.

Je suis finalement venu dans le métier sur le tard. Au début et après avoir suivi des études pour obtenir un bac général, j'ai mené dans des courses réservées aux amateurs. À l'âge de 21 ans, n'étant pas trop motivé par les études, j'ai changé de cap et j'ai intégré l'écurie de Jean-Philippe Dubois, puis celle de Thierry Duvaldestin avant de partir dans le Sud, revenir en Normandie chez Franck Anne et désormais chez Sébastien Guarato, depuis peu puisque j'y suis arrivé le 15 novembre dernier. J'ai pas mal baroudé. 

Comme le veut le principe de la maison, on peut s'occuper de tous les chevaux en fonction de l'organisation quotidienne et ensuite aller aux courses avec tel ou tel cheval. Et j'accompagne donc Green Grass aux courses, le travail se faisant avec Sébastien (Guarato). Au quotiden, je m'en occupe avec le chef. Elle est d'un naturel assez nerveux mais elle commence à prendre cela du bon côté et elle s'améliore vraiment. Elle est près du sang, a du caractère mais du bon caractère, c'est ce qu'il faut pour se battre en course. Elle se comporte parfois un peu comme un mâle, il lui arrive de mordre mais c'est surtout pour jouer. 

Green Grass est une jument qui aime vivre dehors et on gère donc ses sorties au paddock afin de lui permettre de bien gérer son influx. En fonction des programmes de courses, elle travaille soit tous les deux jours, soit tous les trois jours.

Je savais que la jument était très bien pour la course et j'ai simplement stressé au moment du départ car c'est souvent là que tout peut se jouer avec elle. Une fois en tête, je pensais bien que le plus dur était fait même si finalement on a eu chaud au passage du poteau (NDLR : il a fallu examiner la photo-finish pour savoir qui de Green Grass et de Golden Bridge l'avait emporté) ! On a donc un peu tremblé. Ce sont des supers moments à vivre. C'est la victoire de toute une équipe, celle du "chef" et de nous tous qui l'entourons.

 

Vincennes Hippodrome de Paris proposera une nouvelle journée de compétition et de réjouissances, pour son dernier dimanche du meeting d'hiver, à l'occasion de la deuxième édition de la Fête à l'Hippodrome 100 % Brasil. De nombreuses animations gratuites sur le thème du Brésil et de la Lusophonie côtoieront de palpitantes courses au Trot. Nous serons à quelques jours du début du fameux Carnaval de Rio, moment idéal pour apporter une ambiance "caliente" dans les tribunes et en bord de piste. Les pays de la Lusophonie (Brésil, Portugal, Cap Vert, Mozambique, Angola) seront mis en lumière. Le public pourra admirer :

- des démonstrations de Capoeira (art martial) et de Batucada (musique de percussions) ;

- des danseuses brésiliennes, 60 artistes feront le show ;

- un grand carnaval lusophone.

Un village gastronomique lusophone s'installera dans le Grand Hall et un grand jeu concours permetra de gagner deux billets d'avion aller-retour Paris-Sao Paulo.

Le Grand Prix de Paris dominera l'affiche sportive. Ce splendide Groupe I, appelé communément Marathon, marquera la dernière manche de la Triple Couronne. Après le Grand Prix d'Amérique et le Grand Prix de France, quel champion sera couronné roi du Meeting d’Hiver ? Endurance, tactique et ténacité s’avéreront indispensables pour s’illustrer au terme des 4 150 mètres du parcours, le plus long utilisé à Vincennes Hippodrome de Paris. Des invitations gratuites sont disponibes en cliquant ci-dessous.

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©Aprh - Qui va succéder au jeune retraité Bird Parker au palmarès du Grand Prix de Paris ?

Les chiffres-clés de la course

1 - Un seul trotteur norvégien a remporté le Grand Prix de Paris : Lionel, lauréat en 2016. Looking Superb (participation à confirmer) sera-t-il le second ?

2 - Deux trotteurs ont signé depuis 2000 le doublé Grand Prix d'Amérique-Grand Prix de Paris au cours du même hiver : Bold Eagle en 2017 et Up and Quick en 2015. Celui-ci est aussi le dernier auteur du doublé dans le Grand Prix de Paris (2014 et 2015).

2 - C’est aussi le nombre de courses disputées par an à Vincennes Hippodrome de Paris sur la distance atypique du Grand Prix de Paris : 4150m. L’autre épreuve est le Prix de Saint-Omer, course réservée aux drivers amateurs.

3 - Ready Cash peut devenir le premier étalon à signer trois victoires consécutives dans le Grand Prix de Paris avec trois produits différents : après Bold Eagle et Bird Parker, Cash Gamble ou Captain Sparrow sauront-ils lui apporter ce nouveau record ? À noter qu’il a aussi gagné la course en 2013.

4 - Quatre ans est l’âge minimum pour participer au Grand Prix de Paris mais il faut remonter à très loin pour retrouver trace d’un si jeune trotteur au départ du marathon de Vincennes.

6 - Six ans est statistiquement l’âge préférentiel pour remporter le Grand Prix de Paris : sur les vingt dernières éditions, huit trotteurs de 6 ans ont gagné la course.

7 - Comme le nombre de victoires de Jean-René Gougeon dans ce Grand Prix de Paris en tant que driver. C’est le record. Parmi les pilotes en activité, Jean-Michel Bazire est le plus titré avec cinq succès : trois avec Jardy et deux avec Up And Quick

1’13’’5 - La réduction kilométrique record du Grand Prix de Paris établie par Up And Quick en 2015.

1994 - Date à partir de laquelle le Grand Prix de Paris s’est disputé sur 4150m, soit deux tours de la Grande Piste de Vincennes Hippodrome de Paris.

2012 - L’année de la dernière victoire d’une jument, la championne Roxane Griff.

Voir les engagés dans l’édition 2019

©Scoopdyga - Chistou d'Iraty lors de l'un de ses 18 succès (ici à Vichy en 2016)

C’est donc l’actualité du trot en région qui réunit sur le même plan ces deux trotteurs, ces deux champions dans leurs catégories. Car pour gagner vingt courses pour Baby Lou Max et dix-huit pour Chistou d’Iraty, il faut être un petit champion.

C’est « chez lui » à Cagnes-sur-Mer que le talentueux Baby Lou Max a atteint cette barre de la double dizaine de succès depuis le début de sa carrière vendredi dernier à l’occasion du Prix de Barcelone. Si celle-ci est émaillée de quelques interruptions forcées et d’autres volontaires afin de le ménager, elle est donc surtout riche de vingt victoires dont dix-sept d’entre elles ont été acquises à Cagnes-sur-Mer sur la piste où ce protégé de Nicolas Montagne a appris ses premières gammes, après avoir été qualifié à Caen à l’automne 2013. Avec seulement 59 courses au compteur, ce représentant des couleurs de Jean-Daniel Besson a donc gagné 1 course sur 3 auxquelles il a participé. Ses trois victoires « hors Cagnes » ont eu pour théâtres les pistes de Marseille-Vivaux, d’Enghien (Prix de l’Ecole Militaire) et de Vincennes (Prix Chaldaea). Preuve de son haut niveau de compétitivité actuelle, il a même établi pour cette 20ème victoire son nouveau record personnel : 1’12’’8 en réduction kilométrique. Il pourrait tenter de poursuivre sur sa lancée vendredi prochain à l’occasion du Prix de Joinville-le-Pont (Gr.III) dans lequel il est engagé. Revoir sa victoire.

Chistou d’Iraty est plus jeune d’un an mais il a donc lui aussi fait l’actualité ce week-end en allant décrocher une dix-huitième victoire à Saint-Galmier samedi. Un hippodrome et une piste que Chistou d’Iraty découvrait pourtant. Mais pas de quoi l’impressionner. Au contraire même : il s’agit d’une des « marques de fabrique » de Chistou d’Iraty. Depuis le début de sa carrière, il a concouru sur trente-deux hippodromes différents, partout en France de Vittel à Cherbourg, de Bordeaux à Vincennes. Un grand voyageur qui parvient donc à transformer ses déplacements en raids victorieux comme ce samedi en terre forézienne puisqu’il s’agit là d’une victoire sur un quatorzième hippodrome différent ! Élevé dans le Pays Basque comme le suggère le suffixe de son nom (Iraty, le label de Marie-Claire Ainciboure), Chistou a fait toute sa carrière chez le Sarthois Jacques Bodin qui veille sur sa destinée depuis le début de sa carrière. Revoir sa victoire.

 

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