Il en est maintenant à trente-deux succès. Côté gains, Bugsy Malone 1’10’’ affiche précisément 1 023 180 euros à son compte en banque, depuis sa victoire du samedi 17 octobre dans le Prix de la Ville de Caen. Cela en fait le septième sujet le plus « argenté » de sa promotion, après, dans l’ordre, Bold Eagle, Bélina Josselyn, Billie de Montfort, Bird Parker, Bilibili et Bel Avis. Il est, en outre, le second hongre de la liste, dans les pas de Bel Avis. Ses principaux traits, il les a décochés dans le Grand Prix du Sud-Ouest (Gr. II), enlevé dimanche dernier à Agen, en un temps record – 1’11’’5 sur 2.575 mètres, autostart –, et, pour l’heure, seul Groupe II inscrit à son palmarès, dans le Prix de la Ville de Caen (Groupe III), donc par deux fois, et dans les autres Groupes III que sont les Prix de Verdun et de Provence, tous deux disputés à Vincennes, et le Grand Prix Angers-Loire Métropole. Eclectique, Bugsy Malone a également été sacré dans le Trophée Vert, en 2018, et signe, de temps à autre, quelques performances intéressantes sous la selle, même si ce n’est pas son sport favori.

Bugsy Malone, le plus fortuné

Bugsy Malone est le sujet le plus riche appartenant à la dense descendance de Taorestane Captain 1’19’’, son arrière-grand-mère, fille de Florestan 1’15’’ et Elaps d’Atout (1970 - HermèsD). C’est autour de ce croisement et de ce produit à naître que Christian Simon et Yvonnick Garandeau ont scellé leur association, il y a maintenant 35 ans. Taorestane Captain en sera ainsi le fruit. En course, entraînée par Ulf Nordin, pour le compte de Daniel Paillot, elle n’oeuvrera qu’imparfaitement, prenant trois places, mais connaissant vite des problèmes de jambes.

Saillie à 4 ans, par Rainbow Runner, Taorestane Captain donnera Canon du Plessis 1’17’’ (13 victoires et près de 100 000 euros, en monnaie transformée), cédé à Daniel Paillot en contrepartie de la poulinière. Le deuxième produit de celle-ci sera Destane Captain, une fille de Iobarko, qualifiée à 3 ans, mais qui ne courut pas. C’est elle, cependant, qui nous emmène à Bugsy Malone, ainsi que l’avait expliqué, en substance, Christian Simon dans « Trot Infos » (numéro 249, mai-juin 2018) : « Destane Captain avait de la classe mais elle n’avait pas de bouche. Comme sa mère, elle est donc vite devenue poulinière. De Goetmals Wood, elle a eu Night Captain, qui avait beaucoup de fond et était bonne (N.D.L.R. : sept victoires, un record de 1’14’’ et plus de 100 000 euros). Une fois que Night Captain fut entrée au haras, le hasard a voulu que Philippe Allaire me propose une saillie de Ready Cash, car il se souvenait de la jument et voulait faire ce croisement. À 6 mois, il a levé l’option d’achat sur le produit. » Le produit en question, c’était, évidemment, Bugsy Malone, au sujet duquel Christian Simon ajoute aujourd’hui : « Le cheval doit beaucoup de sa réussite à Philippe Allaire et à son équipe, je tiens à le dire. C’est Philippe, de surcroît, qui souhaitait présenter une fille de Goetmals Wood à son étalon. Il se trouve que je l’avais et qu’elle était disponible. Voilà comment on fabrique un champion ! » Les autres fils et filles de Night Captain se sont montrés moins doués, même si quatre d’entre eux sont vainqueurs. Les plus jeunes sont un trois-quarts frère et une trois-quarts soeur de Bugsy Malone, à savoir Intact Mérité et Jirardière Mérité, tous deux par Brillantissime. Cette année, le croisement avec le sang de Ready Cash a été reconduit, puisque Night Captain est pleine de Fabulous Wood. Christian Simon, qui, à 75 ans, a pris du recul avec l’élevage au quotidien, n’en reste pas moins copropriétaire de la jument, avec Jean et Liliane Maizeret.

D’autres rameaux pareillement vivants

Taorestane Captain ne s’est pas contentée de ce rameau. Son troisième produit sera la toute bonne Elitloppa 1’13’’ (Kimberland), gagnante de 11 courses et de 377 438 euros, deuxième, notamment, de Giésolo de Lou dans la Finlandia-Ajo, avant de se muer en une brillante poulinière, mère, entre autres, de Cash Pride 1’14’’ (194 370 euros), Kingly Pride 1’13’’ (170 156 euros), Queenly Pride 1’12’’ (158 070 euros) ou encore Reality Pride 1’13’’ (107 176 euros). Queenly Pride produira, à son tour, le semi-classique Ever Pride 1’12’’ (Prix Phaéton) et le classique Heaven’s Pride 1’14’’, récent lauréat de la première édition de la Yearling Cup. Quant à Reality Pride, elle aura, en Suède, Who’s Who 1’11’’, vainqueur du Derby des 4 Ans. Propre soeur d’Elitloppa, Genoa’s Pride (209 578 euros), semi-classique, est la mère de Rhéa Pride 1’12’’(Prix Jean Le Gonidec, Gaston de Wazières ; 339 740 euros), elle-même génitrice de Fortuna Pride 1’13’’, une « Ready Cash » ayant évolué à la lisière des semi-classiques. Autre propre soeur d’Elitloppa, Johanna’s Pride 1’16’’ (38 188 euros), moins douée en compétition, a engendré la talentueuse Regentry 1’12’’ (216 500 euros). Fancy Jet 1’14’’ (95 677 euros), une « Jet du Vivier », a procuré, de son côté, le semi-classique Quesnay 1’14’’. Enfin, les deux soeurs, par Défi d’Aunou, Lovely Pride 1’17’’ et Natly Pride 1’19’’, sont à l’origine, respectivement, de Désirée 1’12’’, petite-fille de Lovely Pride et lauréate du semi-classique Prix Paul Leguerney, et de Viatka Madrik 1’12’’ (19 victoires et 304 200 euros).

13 produits, tous qualifiés pour Taorestane Captain

Encore faut-il préciser que nous nous limitons là à l’essentiel de la descendance de Taorestane Captain, dont on peut résumer, comme suit, la contribution à l’élevage : 13 produits, tous qualifiés, dont huit gagnants, de quelque 920 000 euros, et le même nombre de femelles, qui l’ont, toutes, favorablement continué et leurs filles avec elles. Autrement dit, la parfaite matrone.

Article paru dans 24H au Trot

©LeTROT

Depuis 1982, le GRAND NATIONAL DU TROT PARIS-TURF rythme la saison de courses au trot en France et met à l’honneur la richesse des hippodromes de ses régions.

Le Tour de France des Trotteurs fait silloner les meilleurs compétiteurs aux quatre coins de la France pendant toute l’année, avant la grande finale à l’Hippodrome Paris-Vincennes au mois de décembre.

Les étapes des deux années à venir sont désormais fixées, et le circuit sera doté d’une étape supplémentaire pour compléter le calendrier en mettant à profit la période estivale.

L’épreuve supplémentaire sera une étape balnéaire, ayant lieu au mois de juillet, le vendredi soir, avec support de Pari Quinté.

Dès 2021, et pour sa 40ème édition, le Grand National du Trot Paris-Turf comprendra ainsi 14 étapes disputées partout dans l’Hexagone et une finale à Paris-Vincennes.

Après Maure-de-Bretagne, Châtelaillon-La Rochelle et Angers-Ecouflant cette année, c’est au tour de deux nouvelles Sociétés de courses d’accueillir en 2022, pour la première fois de leur histoire, le Tour de France des Trotteurs : Châteaubriant et Cabourg.

 

Calendrier 2021

 
1 mercredi 10 mars Reims
2 mercredi 31 mars Marseille Borély
3 mercredi 14 avril Lyon La Soie
4 mercredi 28 avril Maure de Bretagne
5 mercredi 26 mai Le Croisé Laroche
6 mercredi 9 juin Laval
7 mercredi 23 juin Toulouse
8 vendredi 16 juillet Les Sables d'Olonne
9 mercredi  11 août Saint Malo
10 mercredi 8 septembre Pornichet 
11 mercredi 29 septembre Argentan
12 mercredi 20 octobre La Capelle
13 mercredi 10 novembre Nantes
14 mercredi 24 novembre Le Mans
15 dimanche 5 décembre Paris-Vincennes
       
     

Calendrier 2022

1 Reims
2 Salon de Provence
3 Feurs
4 Châteaubriant
5 Le Croisé Laroche
6 Laval
7 Toulouse
8 Cabourg
9 Saint Malo
10 Vire
11 Amiens
12 Mauquenchy
13 Nantes
14 Meslay du Maine 
15 Paris-Vincennes

©Scoopdyga - Fashion Queen a gagné le Prix Pierre Van Troyen l'an passé devant Freyja du Pont qu'elle retrouve vendredi

Et c'est une rencontre entre deux promotions qui est proposée ici dans ce Groupe III. Les 4 ans face aux 5 ans. Depuis 2011, les éditions se sont presque parfaitement partagées entre pouliches de 4 ans et juments de 5 ans avec un tout petit avantage aux cadettes : 5 victoires contre 4.

Honneurs donc aux plus jeunes pour présenter cette édition 2020 : elles seront 5 en lice, parmi lesquelles Grace de Fael aux références classiques mais au monté, ou encore Galilea Money et Gamble River, toutes deux présentées déferrées des quatre pieds.

Côté 5 ans, soulignons la présence de la tenante du titre Fashion Queen qui va donc tenter de garder sa couronne conquise à 4 ans. On peut aussi citer le nom de For You Madrik, récent lauréat du Prix Bohémia et confié à Eric Raffin, le Sulky d'Or 2019. Différence cette fois-ci, il sera présenté ferré.

Voir les partantes 

©Scoopdyga - Éclat de Gloire et Dreambreaker avaient fait l'arrivée de l'important Prix Pierre Coulon à Vichy cet été

Et précisément l'hippodrome de La Soie qui va accueillir cette année le Grand Prix de la Fédération après son homologue lyonnais Parilly mais aussi Feurs et Saint-Galmier, les deux autres hippodromes hôtes du Grand Prix au fil des années. Sa piste corde à droite est longue de 1200m et peut être, à 119m près, comparée à celle de Vichy dans ses contours.

Vichy où l'un des meilleurs trotteurs de la région, voire le meilleur, Éclat de Gloire a remporté en juillet dernier l'une des courses les plus relevées du meeting estival : le Prix Pierre Coulon (revoir la course). Il devançait ce jour-là notamment Dreambreaker (3ème) qu'il retrouve sur sa route dimanche. Depuis, le pensionnaire de Jean-Michel Bazire a justement épinglé un Grand Prix de Fédération, celui d'Anjou-Maine au Mans (revoir la course). Pour confirmer ce succès, le trotteur d'origine allemande a depuis fini très bon 2ème du Grand Prix du Sud-Ouest. Sa forme est certaine quand effectuera lui sa rentrée : il n'a plus couru depuis fin août à Cagnes-sur-Mer. La course ne se résume évidemment pas à un match à deux et ils seront onze en lice dans cette course labellisée Groupe III et notamment Blé du Gers, de retour en France. Voir les partants.

©JLL-LeTROT  - Antoine Marion (au centre à côté de Matthieu Abrivard) pose ici avec Diego du Canter, après sa victoire du 9 octobre à Paris-Vincennes.

Vendredi 9 octobre, vous présentez votre premier partant à Vincennes. Diego du Canter s’est imposé avec la manière dans la course support du Quinté+. Qu’en diriez-vous avec le recul ?
- Lors des jours qui ont suivi cette victoire, j’ai reçu une centaine de messages. Beaucoup d’appels aussi. Ça ait chaud au coeur. Pendant deux ou trois jours, on est sur un nuage. Maintenant, on s'est remis au travail. On savoure et on se concentre sur la prochaine course.
 
Vous avez obtenu votre licence d'entraîneur début 2020. Qu’est-ce qui vous a fait passer le pas pour vous installer ?
- L’année dernière, j’ai été victime d’un accident en course. J’ai été arrêté à cause d’une fracture du genou et je suis resté pas mal de temps sur la touche. Cet arrêt m’a permis de prendre le temps de réfléchir et, en même temps, j’ai rencontré ma compagne, Aude, qui est la fille de Philippe Pellerin, driver amateur et ancien entraîneur de galop. J’ai eu l'opportunité de louer mon établissement à mon beau-père. C’est comme cela que je me suis lancé.
 
Quel a été votre parcours avant de vous installer ?
- J’ai commencé le métier à 14 ans, chez Pierrick Lecellier. J’ai été apprenti deux années là-bas, avant de rejoindre l’écurie de Christophe Chalon, pendant un an et demi, toujours avec le même statut. Je suis allé travailler ensuite neuf mois chez Bernard Plaire, puis douze ans chez Stéphane Michel, avant de prendre la décision de m'installer.
 
Vous entraînez actuellement deux chevaux appartenant au footballeur Baptiste Santamaria, ancien joueur du SCO d’Angers qui évolue désormais à Fribourg. Comment est née votre collaboration ?
- Baptiste Santamaria est mon meilleur ami. On s’est connus il y a deux ans, aux courses, à Angers. Au début, c’était un client puis, au fur et à mesure, on a sympathisé et nous sommes devenus très proches. Il m’a dit que si je m'installais, il me suivrait dans mon aventure en devenant propriétaire. Je lui ai fait acheter Déesse du Bouillon, sa première jument. Plus récemment, nous avons acquis Diego du Canter, à l’amiable, chez Jacques Bodin. Ce sont des chevaux que je lui loue.
 
Quel est son rapport avec les chevaux ?
- Baptiste est fan des chevaux. Il en avait déjà côtoyé pendant son enfance. Et le jour où on s'est rencontré, il m'a dit : « Quitte à suivre les courses, autant que j'ai un cheval ». C'est comme cela qu'il s'est pris au jeu.
 
Revenons à vous. Comment vous projetez-vous ?
- J’espère agrandir mon écurie. Pas en nombre, puisque je veux avant tout privilégier la qualité. Surtout dans les circonstances actuelles, j’ai envie d’y aller gentiment plutôt que d'avoir un peu de tout. Je suis ouvert à l'étude de toute demande. Je préfère durer sur le long terme plutôt que prendre un risque. Aujourd’hui, ma première année est « anormalement » bonne puisque j’ai touché un super cheval, Diego du Canter. C’est justement là qu’il faut être vigilant et qu’il ne faut pas s’enflammer.

Article paru dans 24H au Trot

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