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09/08/2018 à 11:02
Course
Le Cheval du Moment
« Bugsy Malone ressemble à sa mère »

Christian Simon, 72 ans, est un passionné d’élevage de trotteurs depuis une quarantaine d’années. Avec Bugsy Malone, il vit le rêve de tout éleveur, celui d’avoir fait naître un cheval de tout premier plan.

« Bugsy Malone ressemble à sa mère »

Christian Simon (à gauche) et Yvonnick Garandeau, indissociables dans l'histoire de Taorestane Captain, la grand-mère de Bugsy Malone

1981. Christian Simon quitte l’uniforme et remise ses barrettes de capitaine de l’armée pour revenir à la vie civile. Il a déniché, dans l’Eure, près de là où il est né, un petit haras de cinq hectares, à Saint-Martin-du-Tilleul afin d’assouvir son rêve, comme il le racontait dans Trot Informations 249. « J’étais issu d’une famille d’ouvriers agricoles et nous avions pour voisins, les Robin. Je m’étais toujours intéressé aux courses au trot. J'ai eu une première jument de courses quand j’étais militaire de carrière. Je me suis parallèlement investi au GAET où il cherchait un secrétaire, pour deux jours par semaine

Christian et Yvonnick Garandeau, autre passionné de trot qu’il a connu par le biais du GAET, scellent alors leur première association dans un produit à naître d’Elaps d’Atout, pleine de Florestan. Ce sera une pouliche, baptisée Taorestane Captain. « Comme nous n’étions pas bien riches, nous avons vendu sa carrière de course à Daniel Paillot. Mais si la pouliche avait de la qualité, elle a vite connu des problèmes de jambes et M. Paillot nous l’a rendue prématurément, contre son premier produit, un fils de Rainbow Runner qui aura une belle carrière de courses, Canon du Plessis. »

Voilà donc Taorestane Captain de retour à la maison. Elle mettra au monde douze produits, dont Destane Captain, dont le 5e produit Night Captain est une fille de Goetmals Wood. « Night était une jument qui avait du mal à s’élancer et partait trente mètres derrière les autres, et avec laquelle Eric Martin, son entraîneur, prenait son temps. Sur les 2 700 mètres de Vincennes, elle était capable de venir en troisième épaisseur quand ce n’était pas en quatrième. Elle avait beaucoup de fond et pouvait enrouler mille mètres sans aucun problème. Elle a d’ailleurs trotté 1’14'' sur le parcours classique de Vincennes. C’était une vraie Goetmals Wood dans ses allures. Quand elle est entrée au haras, elle avait gagné sept courses et un peu plus de 100 000 euros. Bugsy Malone est son second produit. »

L’origine de la conception de Bugsy Malone remonte ensuite à une discussion à Vincennes entre Christian Simon et Philippe Allaire. « Il me dit qu’il voulait croiser une fille de Goetmals Wood avec Ready Cash, mais qu’il n’en avait pas, raconte l’éleveur. Je lui réponds alors que j’en ai une et je lui donne son nom. Il se souvenait parfaitement de Night Captain ! Et voilà comme la jument a été saillie par Ready Cash, Philippe Allaire levant l’option d’achat du poulain à six mois. Si vous entendez parler son entraîneur au sujet de Bugsy, il va vous dire qu’il a tout de son père. Je ne veux pas le contredire. Mais, si vous comparez des photos de Bugsy Malone et de sa mère, vous verrez qu’ils sont mis exactement de la même façon, qu’ils ont les mêmes allures, avec une classe supplémentaire bien sûr que son père lui a apporté. »
Cette année, Night Captain a produit un mâle de Brillantissime et est à nouveau pleine pour la troisième année consécutive de ce fils de Ready Cash.

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