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20/02/2019
Course
Rencontre
Un champion, un complice : Pierre-Éric Collard et Green Grass

Qui sont les personnages de l'ombre oeuvrant aux côtés des champions ? C'est une de nos séries de l'hiver. À chaque vainqueur de Groupe I, une rencontre. Nouveau volet avec Pierre-Eric Collard et la lauréate du Critérium des Jeunes Prix Comte Pierre de Montesson Green Grass.

Un champion, un complice : Pierre-Éric Collard et Green Grass

©Aprh - Green Grass, lauréate dimanche dernier du Critérium des Jeunes et son lad Pierre-Eric Collard

Et c'est encore un profil différent de ceux rencontrés au cours de ce meeting d'hiver. Pierre-Eric Collard, 31 ans, est aujourd'hui au coeur de l'écurie de Sébastien Guarato après être né dans le milieu, son père Vincent étant entraîneur lui-même. Mais il a suivi un cursus assez différent avant de revenir finalement aux sources et travailler dans plusieurs écuries. Alors qu'il venait de finir de s'occuper de sa championne quelques dizaines de minutes après son succès dans le Critérium des Jeunes, il a accepté de nous parler de son travail et un peu plus de Green Grass.

Je suis finalement venu dans le métier sur le tard. Au début et après avoir suivi des études pour obtenir un bac général, j'ai mené dans des courses réservées aux amateurs. À l'âge de 21 ans, n'étant pas trop motivé par les études, j'ai changé de cap et j'ai intégré l'écurie de Jean-Philippe Dubois, puis celle de Thierry Duvaldestin avant de partir dans le Sud, revenir en Normandie chez Franck Anne et désormais chez Sébastien Guarato, depuis peu puisque j'y suis arrivé le 15 novembre dernier. J'ai pas mal baroudé. 

Comme le veut le principe de la maison, on peut s'occuper de tous les chevaux en fonction de l'organisation quotidienne et ensuite aller aux courses avec tel ou tel cheval. Et j'accompagne donc Green Grass aux courses, le travail se faisant avec Sébastien (Guarato). Au quotiden, je m'en occupe avec le chef. Elle est d'un naturel assez nerveux mais elle commence à prendre cela du bon côté et elle s'améliore vraiment. Elle est près du sang, a du caractère mais du bon caractère, c'est ce qu'il faut pour se battre en course. Elle se comporte parfois un peu comme un mâle, il lui arrive de mordre mais c'est surtout pour jouer. 

Green Grass est une jument qui aime vivre dehors et on gère donc ses sorties au paddock afin de lui permettre de bien gérer son influx. En fonction des programmes de courses, elle travaille soit tous les deux jours, soit tous les trois jours.

Je savais que la jument était très bien pour la course et j'ai simplement stressé au moment du départ car c'est souvent là que tout peut se jouer avec elle. Une fois en tête, je pensais bien que le plus dur était fait même si finalement on a eu chaud au passage du poteau (NDLR : il a fallu examiner la photo-finish pour savoir qui de Green Grass et de Golden Bridge l'avait emporté) ! On a donc un peu tremblé. Ce sont des supers moments à vivre. C'est la victoire de toute une équipe, celle du "chef" et de nous tous qui l'entourons.

 

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