Actualités
17/03/2019
Trotteur francais
Le Cheval du Moment
Dijon ou la progressive montée vers les sommets

Fort d’une superbe prestation dimanche dernier dans le Grand Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur, Dijon est le premier trotteur français à avoir reçu son invitation pour l’Elitloppet 2019.

Dijon ou la progressive montée vers les sommets

©Aprh - Dijon ici aux côtés de Bold Eagle dimanche dernier à Cagnes-sur-Mer

Mais pas seulement puisque le protégé de Romain Derieux a également été invité pour l’Olympiatravet programmé le 27 avril prochain sur l’hippodrome suédois d’Aby. Deux compétitions auxquelles il participerait pour la première fois et qui viennent finalement comme une suite logique d’une carrière déjà très internationale. Le beau Dijon (il est doté d’un modèle sortant de l’ordinaire) a tout de suite plu à Romain Derieux son entraîneur et lui-même fils de son éleveur Louis Derieux. Ils se connaissent donc depuis le premier jour et la confiance que dégage ce duo lui a permis de monter en permanence les échelons. Qualifié à Grosbois à 2 ans, vainqueur de sa première course à Nantes, Dijon conclut sa première période par une tentative infructueuse dans le Critérium des Jeunes (Groupe I) mais auréolé déjà de deux succès.

De retour à la compétition à l’été de ses 3 ans, Dijon va goûter aux joies de la Côte d’Azur en été et enchaîne trois succès consécutifs dont la Coupe des 3 ans à Cagnes-sur-Mer. De retour à Vincennes Hippodrome de Paris, il décroche son premier fleuron classique en concluant 4ème du Prix de l’Etoile (Groupe I). Moins percutant durant le meeting d’hiver suivant, il gagne au printemps son premier semi-classique dans le Prix Gaston Brunet, dernier tremplin avant le Critérium des 4 ans dont il finira 7ème. Et déjà, l’idée de partir à l’étranger avec le fils de Ganymède gagne Romain Derieux. Il engage son champion dans le Lotus - Tommy Hannes Lopp à Solvalla, disputé le même jour que l’Elitloppet, remportée cette année-là (2017) par la légende Timoko. Dijon est disqualifié mais le rendez-vous est pris pour l’avenir et surtout le virus des voyages est contracté : Dijon se produit ensuite à Naples où il gagne le Gran Premio Tino Triossi, son premier Groupe I. Trois mois plus tard, il double la mise au plus haut niveau et remportera Memorial Giuseppe Biasuzzi à Trévise.

La vitesse est son atout le plus fort et il le prouve aussi en France en finissant très bon 3ème du Grand Critérium de la Côte d’Azur 2018 de Bold Eagle, établissant alors son nouveau record, 1’09’’4, qu’il améliore en juin quand il est le dauphin d’Uza Josselyn dans le Prix de Washington (1’09’’2) à Enghien. Une performance qui fait (au moins en partie) oublier les malheurs connus dans le finlandais Kymi Grand Prix. Pour compléter la palette déjà bien large du champion, il lui faut un succès de Groupe I chez lui en France. C’est chose faite en octobre 2018 quand il décroche le Championnat Européen des 5 ans sur un parcours parfait pour ses (meilleures) aptitudes : 2100m sur la petite piste, départ à l’autostart.

La carrière de Dijon a donc suivi le tracé d’une courbe ascendante permanente : son printemps 2019 a débuté de la meilleure des manières en poussant le champion Readly Express dans ses retranchements dans le Grand Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur. À l’heure de la maturité, il s’ouvre de nouveaux horizons devant lui.

Côté pedigree (paru dans Trot Infos)

Dijon est le fruit du rapprochement de deux étalons de tête, Ganymède et Coktail Jet. Sa famille maternelle, si elle a transité par l’élevage de Jean-Pierre Dubois, est, à l’origine, celle des « Clayettois » et, en particulier, du champion de la souche, Speed Clayettois, qui, sous la houlette du regretté Ali Hawas, réussit l’exploit d’inscrire son nom au palmarès de tous les classiques montés du programme, du Prix d’Essai, alors le premier d’entre eux, au Prix des Élites, en passant par le Saint-Léger des Trotteurs, le Prix de Vincennes, le Prix des Centaures, le Prix du Président de la République et le Prix de Normandie.

Avec la présence de Buvetier d’Aunou du côté paternel et de Défi d’Aunou du côté maternel, l’inbreeding sur la matrone Nesmile(3x3) est assuré. Il se complète de « retours » français sur Quioco(3x5) et Kerjacques(4x6x6), et « américains » sur Speedy Crown(4x5) et Star’s Pride(6x5x6).

Partagez

FIL INFO

Suivez-nous Pour ne rien manquer
Aller en haut