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28/05/2020
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Elitloppet : la défense d’un titre français

Dimanche, l’Elitloppet 2020 réunira un plateau de tout premier choix. Comme chaque année. Earl Simon et Billie de Montfort porteront haut les intérêts tricolores et auront à cœur de prendre la succession de Dijon, le tenant du titre français.

Elitloppet : la défense d’un titre français

©JLL-LeTROT / Dijon remportait l'an passé l'Elitloppet devant Aubrion du Gers

Avec 22 victoires au crédit des trotteurs français, la plus grande épreuve scandinave n’est nullement un bastion imprenable. Le succès de Dijon en 2019, doublé de la deuxième place d’Aubrion du Gers, en est l’illustration la plus vivante. Timoko a aussi régné sur la piste de Solvalla avec deux titres, en 2014 et 2017. Quelques-uns des plus grands champions hexagonaux figurent au palmarès de l’épreuve, de Roquépine (deux fois) à Idéal du Gazeau (deux fois), de Jamin à Coktail Jet. Bref, l’Elitloppet a un parfum français et, cette année encore, le flacon pourrait se remplir d’une essence tricolore au moment de la remise des prix.

Tout reposera cette année sur les épaules d’Earl Simon et de Billie de Montfort. Le 6 ans est au sommet de son art et reste sur sa brillante démonstration dans le Prix des Ducs de Normandie, à Caen. C’est cette prestation qui a incité les organisateurs à lui proposer une place au départ – l’épreuve est en effet sur invitation. Anders Malmrot, directeur sportif de Solvalla, a d’ailleurs apporté ce commentaire sur son choix : « Earl Simon a été formidable à Caen. Il est très costaud et me semble meilleur que jamais. Je suis impatient de le voir à Solvalla. »

La formule de l’épreuve en batteries qualificatives et finale reste évidemment une inconnue pour le représentant français qui découvrira l’obligation de disputer deux fois une course à quelques heures d’intervalle. Dans son cas, il devra aussi et surtout, pour intégrer la finale (ouverte aux quatre premiers de chacune des deux batteries), se sortir du piège du numéro 8 derrière l’autostart. La tâche n’est heureusement pas impossible. La preuve ? C’est Dijon qui l’apporte. L’an dernier, le représentant de Romain Derieux avait aussi hérité du 8. Le professionnel avait déclaré par la suite à Trot Informations : « Avec un bon numéro dans la batterie, j’aurais sûrement fait plus fort. Là, j’ai joué « petits bras », en reprenant tout au départ, en me disant que si ça passe dans la ligne droite, tant mieux. Sinon tant pis. » Voilà une analyse que l’entraîneur d’Earl Simon, Jarmo Niskanen, connaît déjà et qu’il aura en tête ce dimanche en briefant Franck Ouvrie qui participe à son premier Elitloppet.

L’autre représentante française, Billie de Montfort, a reçu pour sa part le n°2 dans l’autre batterie. C’est une excellente nouvelle pour la partenaire de Gabriele Gelormini. Cette jument d’expérience (9 ans) a déjà participé à une édition de l’Elitloppet, en 2016, concluant troisième de sa batterie et huitième de la finale. Elle vient de se produire avec réussite en Suède (3ème le 23 mai à Gävle). Sa forme est donc optimale et ses cadets devront la regarder avec le plus grand respect.

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