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17/07/2020
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L'émergence du label Hunter Valley

Hunter Valley est aussi bien le nom d'une pouliche de 3 ans que le label d'une écurie récemment créée et qui a très vite affiché ses grandes ambitions.

L'émergence du label Hunter Valley

©Scoopdyga - Havilah a fait briller les couleurs de l'Ecurie Hunter Valley cette semaine à Enghien

Retour à septembre 2018. Deauville, établissement Elie de Brignac. Les yearlings sont présents pour passer, selon l'expression consacrée, sous le feu des enchères. Dans la salle, un courtier se montre particulièrement actif. Son nom : Victor Langlais. Il a su réunir autour de lui de nouveaux investisseurs et notamment un, Matthieu Millet, bien décidé à trouver ici les bases les plus solides possibles à sa future structure d'élevage. Les ambitions sont hautes et les enchères s'envolent. Résultat : un nouveau record pour un yearling (cheval dans sa 2ème année) trotteur à 400 000 € et trois des six achats les plus importants pour le compte de cette équipe.

Le top-price est à mettre à l'actif de Hunter Valley, fille de Charly du Noyer et de Reethi Rah Jet, soit une soeur utérine du crack Bold Eagle. Comme un symbole, la pouliche donnera son nom à l'Écurie de courses. Autre achat important, celui d'Havilah, pour qui le marteau tombera à 180 000 €. Cette fille de Ready Cash et Ulzhane a pour grand-mère l'exceptionnelle Encombevineuse, seule jument du stud-book à avoir donné trois vainqueurs de Critérium différents dans sa descendance directe (elle a depuis aussi été célébrée comme grand-mère de gagnante de Critérium des Jeunes avec Havana d'Aurcy). Il a fallu mettre les moyens mais l'équipe a des objectifs clairs : s'offrir le top en matière génétique afin de créer un élevage puissant. Reste désormais à se structurer (voir plus bas) et s'armer de patience pour voir si la première phase dédiée aux courses sera fructueuse.

Pratiquement deux ans plus tard, les deux pouliches ont fait l'actualité en l'espace de moins de vingt-quatre heures. Hier jeudi, Hunter Valley s'est qualifiée (étape indispensable avant d'arriver sur le circuit-courses) dans le très bon chrono d'1'15''7 à Caen. Retardée dans sa mise en route et préservée, la soeur de Bold Eagle gagne son ticket pour la compétition relativement tardivement mais le style fut très convaincant et elle devrait sans problème ouvrir son palmarès très prochainement. La veille, mercredi, c'est sa compagne de couleurs, Havilah, qui s'était distinguée mais au niveau des courses officielles. Également entraînée par la team de Björn Goop, la fille de Ready Cash remportait sa troisième victoire consécutive pour autant de sorties publiques ! Qualifiée à l'âge de deux ans, elle monte un à un les échelons et pourrait réaliser un bel été.

Après avoir donc fait l'actualité économique il y a deux ans, c'est désormais l'heure du sport avant de se projeter, à terme, vers la destination première et essentielle : l'élevage. La machine de la formidable aventure est en route et le moteur semble pour le moment bien tourné.

Note : Drôle de Jet (2ème du Prix René Ballière et vainqueur du Prix de la Communauté des Communes Thiérache à La Capelle) défend aussi les couleurs (depuis plusieurs semaines) de l'Écurie Hunter Valley.

On en parlait l'an passé dans Trot Infos

Dans le cadre d'un dossier spécial "Nouveaux investisseurs" de Trot Infos, nous avions dressé le profil de plusieurs nouveaux arrivants sur la scène économique des courses au Trot.

 Le premier d’entre eux, le plus important par son exposition et ses investissements, est bien sûr Matthieu Millet. L’homme a investi massivement il y a un an (2018) dans les ventes de yearlings. Il a notamment acquis les deux tops d’Arqana Trot, en l’occurrence Hunter Valley, une sœur de Bold Eagle pour 400 000 euros, et Here I Am, un fils de Ready Cash pour 320 000 euros, présenté par Jean-Etienne Dubois. Depuis, l’homme a élargi ses investissements au foncier en devenant propriétaire du Haras de la Perrière. Le projet du long-terme avec une composante essentielle d’élevage fait partie de l’ADN initiale du projet hippique de l’investisseur. Il a continué durant l’hiver à acheter dans des papiers haut de gamme, notamment dans des yearlings, toujours dans l’optique de se créer une jumenterie d’élite. Né à Avranches, le chef d’entreprise de 41 ans a vécu (et assuré) la croissance exponentielle de son business, créé en 2013, dans le reconditionnement des smartphones et tablettes. Son activité s’est développée dans la Manche, à Poilley et Tirepied, à proximité d’Avranches. Il emploie désormais plus de 850 personnes. Sans liens directs dans l’univers hippique, il y a mis un premier pied grâce à l’acquisition d’une petite ferme, à quelques kilomètres d’Avranches. Le vendeur, Félix Dalisson, éleveur des Celland, dont Ouragan de Celland, servira ensuite d’initiateur et de primo-formateur aux mystères du trot. Vite passionné, Matthieu Millet apprend, consulte, se forme et se lance dans l’aventure que l’on connaît.

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