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28/07/2020
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Le Cheval du Moment
Semaine Bold Eagle : Hugues Monthulé dans le costume de pilote

Il est son complice de toujours et sera pour la première fois à son sulky en course, dimanche à Mons. Hugues Monthulé pilotera « son » Bold Eagle pour les adieux du crack à la compétition

Semaine Bold Eagle : Hugues Monthulé dans le costume de pilote

©JLL-LeTROT / Hugues Monthulé aura été le grand complice de Bold Eagle au fil des années

Leur histoire a commencé en 2015. Hugues Monthulé n’avait alors que croisé Bold Eagle dans l’écurie de Sébastien Guarato et s’en était occupé comme les autres salariés. Mais un matin d’août, l’entraîneur lui dit : « Tu t’occuperas dorénavant du cheval. Maintenant, à partir de ce soir et chaque soir, tu lui feras les soins. » Hugues Monthulé se souvient encore : « En fait, c’est M. Pilarski, un des propriétaires de Bold Eagle, qui lui avait fait la demande de mettre un lad attitré à son cheval. Sur le coup, je n’ai pas forcément réalisé l’importance que cela aurait sur ma vie. Ce n’était pas encore le Bold Eagle d’après mais c’était déjà un bon cheval qui avait remporté deux Groupes I, le Critérium des 3 Ans et le Prix de Sélection. »

Leur première sortie commune aura pour cadre le Prix Jules Thibault que le crack remportera naturellement. Depuis, Bold Eagle n’a jamais disputé une course sans son ange gardien du quotidien à ses côtés. Le compteur de leur association se monte à 58 courses et affiche un bilan de 32 victoires dont 19 Groupes 1 ! Pour Hugues Montulé, la vie s’organise autour de son champion : « J’ai toujours pris mes vacances en fonction du programme de Bold. Quand des chevaux que je menais régulièrement couraient le même jour que lui, je donnais toujours la priorité à Bold. Je l’ai accompagné sur toutes ses courses. »

Les grands souvenirs sont évidemment nombreux. Difficile de faire le tri ou d’établir une hiérarchie. Le Grand Prix de l’U.E.T., leur premier Groupe I commun, reste un moment particulier, celui où le jeune homme commence à réaliser : « Le cheval gagne en roue libre et Sébastien Guarato me dit : « C’est peut-être mon Ourasi ». Là, je me suis dit : « Je suis dans une drôle d’aventure quand même ». » Le 17 janvier 2016, c’est la première des deux victoires dans le Grand Prix d’Amérique : « Evidemment le premier Grand Prix d’Amérique, je m’en souviens particulièrement. Je regarde cette course depuis que je suis tout petit à la télé. Je revois encore le défilé. Et moi, je refais le défilé avec Bold, comme vainqueur après la course ! C’était grand et beau. »

La dernière sortie de Bold Eagle, c’est l’histoire d’un cadeau inattendu et énorme pour Hugues Monthulé. Il drivera « son » cheval. L’annonce l’a surpris et comblé à la fois : « Depuis que les propriétaires m’ont annoncé que je driverai Bold pour sa dernière sortie à Mons, j’y pense beaucoup. Ils m’ont dit : « Pas de pression, c’est que du plaisir. » Mais pas de pression avec Bold, c’est compliqué quand même ! Cela va être une des plus belles et importantes courses de ma carrière. Avec mon cheval en plus. Je voudrais driver un beau parcours et le but c’est qu’il soit dans les trois premiers pour finir de belle manière. Je pense qu’il en est capable d’autant plus qu’il vient de bien courir. Quand on entrera en piste, mon cœur battra très vite, il palpitera fort, c’est sûr. »

Et la suite ? Hugues Monthulé est devenu de plus en plus présent sur les programmes ces derniers mois. Son palmarès personnel affiche désormais 58 succès. Une page se tournera inévitablement dimanche soir à Mons. Comment le jeune professionnel de 26 ans se projette-t-il ? « Je n’y pense pas encore vraiment. D’abord j’ai partagé une formidable d’aventure avec Bold. Je ne pourrai jamais revivre la même, ça c’est sûr. C’est beaucoup de travail, beaucoup de pression. Aujourd’hui j’aspire à autre chose, j’ai envie de développer ma carrière de driver. Et tout se passe bien en ce sens. »

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