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24/09/2020
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Club des propriétaires
Le fabuleux destin d'Annick Bazin

Dans le cadre de la Journée Club des Propriétaires du 29 septembre à Paris-Vincennes, nous vous présentons différents acteurs des courses qui ont la chance de posséder un ou plusieurs trotteurs. Rencontre aujourd'hui avec Annick Bazin.

Le fabuleux destin d'Annick Bazin

Grâce à la "millionnaire" Vanika du Ruel, son plus beau fleuron, Annick Bazin a vu sa casaque briller à quatre reprises au niveau Groupe I © APRH

L'histoire d’Annick Bazin en rappelle tant d’autres : celles d’agriculteurs français habitués à fréquenter les hippodromes durant le week-end. Annick Bazin fit ainsi ses classes sur les champs de course de Rânes ou de Bernay dès son plus jeune âge. « J’ai contracté très tôt le virus. » Le temps passe et après un break hippique, Annick donne la passion du trot à son futur mari, charcutier de son état et avec qui elle gère un commerce. Celui-ci ira jusqu’à driver en amateur avec des chevaux qu’ils ont acquis. « Après son décès, il y a vingt ans, j’ai mis un peu de temps à me relan- cer. Mais j’ai décidé en tout cas de garder les mêmes couleurs : casaque jaune, étoile noire, toque rayée jaune et noir. » Comme si elle était intimement convaincue qu’un jour elle y reviendrait. « Avec le temps, l’envie était trop forte et j’ai voulu retrouver ces plaisirs des courses. Comme je connaissais Franck (Anne) depuis son plus jeune âge, mes parents ayant possédé un cheval chez son père Roger, je lui ai dit un jour : ’’ Si tu trouves un cheval bon marché qui te semble honnête et prêt à courir, je pourrais être intéressée. ’’ Et voilà comment je suis devenue propriétaire de Jacarandine, la mère de Vanika du Ruel et avant elle de Romance du Ruel. Franck l’a achetée chez M. Bertrand Lefevre. »

Avant de devenir poulinière, Jacarandine poursuit sa carrière de course avec succès. Et quand on lui demande ses souvenirs de victoires, Annick Bazin pense en premier lieu aux petits hippodromes de Rânes, Dozulé, Saint-Pierre-sur-Dives, Bernay avant de citer Vincennes et Enghien, où la fille de Vroum d’Or a pourtant aussi gagné. « Nous avons ensuite décidé de la garder pour l’élevage sans savoir ce que cela pourrait donner. Je m’intéresse aux pedigrees et aux lignées mais avoue ne pas être une grande spécialiste. Et puis, il faut faire avec ses moyens. Et quand il s’est agi de choisir un étalon à Jacarandine, je serais bien allée à Coktail Jet... Mais le prix m’étant inaccessible, j’ai choisi Jam Pridem, il a le mérite d’être au moins un fils de Coktail... Bien nous en a pris, puisque Jacarandine nous a donné Romance du Ruel pour son premier produit. » Gagnante à deux ans, lauréate au total de trois Groupes II dans sa carrière, Romance débute bien l’histoire. Puis il y a eu Saphir du Ruel (78 850 €), Ténor du Ruel (64 000 €) et enfin la perle : Vanika du Ruel. « J’avais choisi Jardy car j’ai beaucoup apprécié le compétiteur, car j’ai un faible pour les chevaux qui vont au monté et car j’aime marier les chevaux d’une même génération. C’est un véritable conte de fées que je vis en ce moment. J’ai très mal dormi après le Critérium. J’étais tellement stressée. J’ai vécu un moment très poignant, de surcroît avec cette enquête à l’arrivée ! »

Eleveur sans sol

Avec Romance du Ruel et Jacarandine, Annick Bazin est aujourd’hui propriétaire de deux poulinières, toutes deux installées chez Denis Nalet (Haras du Bocage) : « Je n’ai ni les moyens, ni les compétences pour posséder des terres sur lesquelles je pourrais faire de l’élevage. C’est pourquoi j’ai tout de suite décidé de faire confiance à M. Nalet pour ma jument. Avec Romance à présent, elles disposent de structures adéquates et sont situées à proximité d’équipes professionnelles. Je les sais entre de très bonnes mains et travaille en totale confiance. En ce qui concerne les croisements, j’ai carte blanche pour Jacarandine, Franck m’ayant dit ’’ elle peut être croisée avec tous les étalons et donnera toujours un bon poulain. ’’ En revanche, pour Romance, c’est plus délicat. Alors je suis les conseils avisés de Franck et Aurélie. » Grande passionnée, Annick Bazin est fière d’avoir converti aux courses l’homme qui vit aujourd’hui à ses côtés et avoue que « [sa] vie serait bien différente sans les chevaux. »

Article paru dans Trot Infos n°212, mars/avril 2012.

Pour participer à la Journée Club des Propriétaires mardi 29 septembre à Paris-Vincennes, rendez-vous sur le site hippodrome-vincennes.com.

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