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24/09/2020
Evenement
Club des propriétaires
Avec Flamme du Goutier, le succès total de Jean Cottin

Dans le cadre de la Journée Club des Propriétaires du 29 septembre à Paris-Vincennes, nous vous présentons différents acteurs des courses qui ont la chance de posséder un ou plusieurs trotteurs. Gros plan aujourd'hui sur Jean Cottin, à la tête de l'Ecurie Saint-Martin.

Avec Flamme du Goutier, le succès total de Jean Cottin

©Scoopdyga- Jean Cottin, tout à gauche sur la photo, savoure la victoire de Gunilla d'Atout dans le Critérium des 3 Ans 2019, aux côtés de Björn Goop et Sébastien Guarato

Après avoir remporté le Critérium des 3 Ans avec Gunilla d’Atout (Ready Cash) en décembre dernier, l’Écurie Saint-Martin de Jean Cottin a remporté un nouveau Groupe I, samedi 12 septembre, avec Flamme du Goutier (Ready Cash) dans le Prix de Normandie (la jument sera au départ dimanche d'un autre Groupe I, le Prix des Elites). Si, en décembre dernier, le sacre de Gunilla d’Atout  mettait déjà à l’honneur la casaque de l’Écurie Saint-Martin, il ne couronnait pas l’élevage-maison puisque la pouliche a été achetée yearling à Deauville à la famille Barbé dans une rechercher permanente d'excellence voulue par Jean Cottin et dans l'optique d'en faire une poulinière. Le sacre de Flamme du Goutier, en revanche consacre totalement l'élevage maison. « Flamme » met donc encore une fois sur le devant de la scène un élevage qui prend sa source dans l’Orne, au lieux-dits « Le Goutier » et « Les Bissons », là où les parents de Jean Cottin avaient acquis deux fermes dont il a hérité. Achetées l’année de sa naissance, en 1934, celles-ci sont le point de départ de la formidable aventure hippique de ce promoteur immobilier.

Car c’est ici, au coeur du Pays d’Ouche, que Jean Cottin a monté son écurie et son haras, dont l’entité prendra le nom de SCEA des Bissons. Idem pour le label « Goutier », qu’Onyx du Goutier a d’abord porté au firmament (Prix de l’Étoile 2005). Au début des années 1990, Jean Cottin, qui ne connaissait rien aux chevaux ni à l'élevage, achète deux trotteurs « plus pour qu’il y ait des chevaux à la ferme qu’autre chose », comme il le disait dans les colonnes de Province Courses en décembre dernier. Mais l’entrepreneur qu’il est va se prendre de passion pour le trot (il investira aussi avec réussite au galop). « La proximité des terres de La Pichonnière, le haras créé par Jean Gabin et repris par la famille Levesque (N.D.L.R. : créateurs de l’Élevage de l’Iton), et les relations d’amitié nouées avec Mathias Moncorgé ne sont pas étrangères à ma conversion, expliquait-il encore. Non plus que la grave maladie qui m’a frappé, en 1992, car elle m’a rapproché un peu plus encore de la Normandie, où, soutenu par mon épouse, j’ai pu reconstituer mes forces vives et reprendre progressivement le dessus, grâce, aussi, au nouveau but que je m’étais désormais fixé : monter un élevage et une écurie de grande envergure. » Objectif largement atteint. Si le succès de Flamme du Goutier recouvre désormais l’édifice construit de A à Z par Jean Cottin, il se base sur des fondations nommées Gaïa du Goutier, Idas du Goutier et Lara du Goutier sans oublier le crack Scipion du Goutier, sextuple vainqueur de Groupes I sous la selle et pur produit de l’élevage des Bissons. Près de trente ans après ses débuts dans le trot, Jean Cottin continue aussi de travailler avec les mêmes professionnels : Thierry Duvaldestin, son premier entraîneur, mais également Romain Larue et Sébastien Guarato, qui façonne notamment Gunilla d’Atout. Côté élevage, il s’est entouré de Gérard Patin. Devenu son homme de confiance, ce dernier dirige le haras. « D’une certaine manière, nous travaillons en binôme, indiquait Jean Cottin. Il a un oeil, exercé, que je n’ai pas et que beaucoup n’ont pas, d’ailleurs. Je lui dois beaucoup. »

Article paru dans 24 H au Trot

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