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24/10/2020
Course
ELEVAGE
L'ascendance de Bugsy Malone via Taorestane Captain

Bugsy Malone vient de s'illustrer en devenant millionnaire par ses gains. Voici une étude de son pedigree via sa bisaïeule Taorestane Captain.

L'ascendance de Bugsy Malone via Taorestane Captain

Il en est maintenant à trente-deux succès. Côté gains, Bugsy Malone 1’10’’ affiche précisément 1 023 180 euros à son compte en banque, depuis sa victoire du samedi 17 octobre dans le Prix de la Ville de Caen. Cela en fait le septième sujet le plus « argenté » de sa promotion, après, dans l’ordre, Bold Eagle, Bélina Josselyn, Billie de Montfort, Bird Parker, Bilibili et Bel Avis. Il est, en outre, le second hongre de la liste, dans les pas de Bel Avis. Ses principaux traits, il les a décochés dans le Grand Prix du Sud-Ouest (Gr. II), enlevé dimanche dernier à Agen, en un temps record – 1’11’’5 sur 2.575 mètres, autostart –, et, pour l’heure, seul Groupe II inscrit à son palmarès, dans le Prix de la Ville de Caen (Groupe III), donc par deux fois, et dans les autres Groupes III que sont les Prix de Verdun et de Provence, tous deux disputés à Vincennes, et le Grand Prix Angers-Loire Métropole. Eclectique, Bugsy Malone a également été sacré dans le Trophée Vert, en 2018, et signe, de temps à autre, quelques performances intéressantes sous la selle, même si ce n’est pas son sport favori.

Bugsy Malone, le plus fortuné

Bugsy Malone est le sujet le plus riche appartenant à la dense descendance de Taorestane Captain 1’19’’, son arrière-grand-mère, fille de Florestan 1’15’’ et Elaps d’Atout (1970 - HermèsD). C’est autour de ce croisement et de ce produit à naître que Christian Simon et Yvonnick Garandeau ont scellé leur association, il y a maintenant 35 ans. Taorestane Captain en sera ainsi le fruit. En course, entraînée par Ulf Nordin, pour le compte de Daniel Paillot, elle n’oeuvrera qu’imparfaitement, prenant trois places, mais connaissant vite des problèmes de jambes.

Saillie à 4 ans, par Rainbow Runner, Taorestane Captain donnera Canon du Plessis 1’17’’ (13 victoires et près de 100 000 euros, en monnaie transformée), cédé à Daniel Paillot en contrepartie de la poulinière. Le deuxième produit de celle-ci sera Destane Captain, une fille de Iobarko, qualifiée à 3 ans, mais qui ne courut pas. C’est elle, cependant, qui nous emmène à Bugsy Malone, ainsi que l’avait expliqué, en substance, Christian Simon dans « Trot Infos » (numéro 249, mai-juin 2018) : « Destane Captain avait de la classe mais elle n’avait pas de bouche. Comme sa mère, elle est donc vite devenue poulinière. De Goetmals Wood, elle a eu Night Captain, qui avait beaucoup de fond et était bonne (N.D.L.R. : sept victoires, un record de 1’14’’ et plus de 100 000 euros). Une fois que Night Captain fut entrée au haras, le hasard a voulu que Philippe Allaire me propose une saillie de Ready Cash, car il se souvenait de la jument et voulait faire ce croisement. À 6 mois, il a levé l’option d’achat sur le produit. » Le produit en question, c’était, évidemment, Bugsy Malone, au sujet duquel Christian Simon ajoute aujourd’hui : « Le cheval doit beaucoup de sa réussite à Philippe Allaire et à son équipe, je tiens à le dire. C’est Philippe, de surcroît, qui souhaitait présenter une fille de Goetmals Wood à son étalon. Il se trouve que je l’avais et qu’elle était disponible. Voilà comment on fabrique un champion ! » Les autres fils et filles de Night Captain se sont montrés moins doués, même si quatre d’entre eux sont vainqueurs. Les plus jeunes sont un trois-quarts frère et une trois-quarts soeur de Bugsy Malone, à savoir Intact Mérité et Jirardière Mérité, tous deux par Brillantissime. Cette année, le croisement avec le sang de Ready Cash a été reconduit, puisque Night Captain est pleine de Fabulous Wood. Christian Simon, qui, à 75 ans, a pris du recul avec l’élevage au quotidien, n’en reste pas moins copropriétaire de la jument, avec Jean et Liliane Maizeret.

D’autres rameaux pareillement vivants

Taorestane Captain ne s’est pas contentée de ce rameau. Son troisième produit sera la toute bonne Elitloppa 1’13’’ (Kimberland), gagnante de 11 courses et de 377 438 euros, deuxième, notamment, de Giésolo de Lou dans la Finlandia-Ajo, avant de se muer en une brillante poulinière, mère, entre autres, de Cash Pride 1’14’’ (194 370 euros), Kingly Pride 1’13’’ (170 156 euros), Queenly Pride 1’12’’ (158 070 euros) ou encore Reality Pride 1’13’’ (107 176 euros). Queenly Pride produira, à son tour, le semi-classique Ever Pride 1’12’’ (Prix Phaéton) et le classique Heaven’s Pride 1’14’’, récent lauréat de la première édition de la Yearling Cup. Quant à Reality Pride, elle aura, en Suède, Who’s Who 1’11’’, vainqueur du Derby des 4 Ans. Propre soeur d’Elitloppa, Genoa’s Pride (209 578 euros), semi-classique, est la mère de Rhéa Pride 1’12’’(Prix Jean Le Gonidec, Gaston de Wazières ; 339 740 euros), elle-même génitrice de Fortuna Pride 1’13’’, une « Ready Cash » ayant évolué à la lisière des semi-classiques. Autre propre soeur d’Elitloppa, Johanna’s Pride 1’16’’ (38 188 euros), moins douée en compétition, a engendré la talentueuse Regentry 1’12’’ (216 500 euros). Fancy Jet 1’14’’ (95 677 euros), une « Jet du Vivier », a procuré, de son côté, le semi-classique Quesnay 1’14’’. Enfin, les deux soeurs, par Défi d’Aunou, Lovely Pride 1’17’’ et Natly Pride 1’19’’, sont à l’origine, respectivement, de Désirée 1’12’’, petite-fille de Lovely Pride et lauréate du semi-classique Prix Paul Leguerney, et de Viatka Madrik 1’12’’ (19 victoires et 304 200 euros).

13 produits, tous qualifiés pour Taorestane Captain

Encore faut-il préciser que nous nous limitons là à l’essentiel de la descendance de Taorestane Captain, dont on peut résumer, comme suit, la contribution à l’élevage : 13 produits, tous qualifiés, dont huit gagnants, de quelque 920 000 euros, et le même nombre de femelles, qui l’ont, toutes, favorablement continué et leurs filles avec elles. Autrement dit, la parfaite matrone.

Article paru dans 24H au Trot

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