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11/06/2021
Course
ELEVAGE
Le pedigree de Goût Baroque via Joie Baroque

Goût Baroque sera en piste samedi dans le Sulky 5 ans Qualif 4 - Prix Louis Jariel. C'est l'occasion de mettre en lumière son pedigree

Le pedigree de Goût Baroque via Joie Baroque

©Scoopdyga - Goût Baroque ici lors de sa victoire dans le Sulky 5 ans Qualif 3 - Prix Albert Demarcq, le 9 mai

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En s’imposant dans le semi-classique Sulky 5 ans Qualif 3 - Prix Albert Demarcq, dimanche 9 mai, à Vincennes, Goût Baroque 1’12’’ est devenu le premier gagnant de Groupe II engendré par la remarquable poulinière de l’Elevage de Folleville, Joie Baroque, dont dix des treize produits en âge de l’être sont qualifiés et neuf sont vainqueurs, pour un gain total, à ce jour, de 1,87 million d’euros. Une lignée maternelle qui nous ramène au crack d’Henri Levesque, Upsalin.

A la base de la réussite de Joie Baroque 1’13’’ et de sa progéniture, il y a Belle du Plessis 1’24’’, son arrière-grand-mère, qui fut l’une des poulinières phares du regretté Maurice de Folleville. Belle du Plessis était par Prince des Veys 1’19’’ m. et Kalisz II 1’25’’, ce qui en fait, ni plus ni moins, la soeur utérine d’Upsalin 1’17’’, qui fut l’un des meilleurs représentants d’Henri Levesque, tombeur de sa grande rivale de l’écurie Montesson, Une de Mai, dans le Critérium des 4 Ans, le Prix du Président de la République, Uniflore D, future lauréate du Cornulier, s’insérant entre eux, ce jour-là, et le Prix d’Amérique, à 5 ans ; Upsalin gagna encore le Critérium Continental et le Critérium des 5 Ans. En son temps, Maurice de Folleville tenait à insister sur le profil, « familial », de Belle du Plessis : « S’il a été élevé par mon voisin, dans la Manche, Jean-Yves Lécuyer, Upsalin a été valorisé par mon beau-père, Henri Levesque. Quant à Prince des Veys, le père de Belle du Plessis, c’est un élève de mon grand-père maternel, René Lebourgeois ; il courait sous mes couleurs et je l’entraînais ; il m’a gagné le Prix de Cornulier, en 1964. »

Poulinière, Belle du Plessis donnera, principalement, un étalon, Ortolan 1’18’’, un fils de Florestan qui produisit honnêtement, et, surtout, la classique montée Idée Baroque 1’18’’ m., gagnante de deux éditions du Prix de Londres, à Enghien, ainsi que des Prix du Calvados, Léon Tacquet, Camille Blaisot et Albert de Foucault, tout en se plaçant dans le « Président », quatrième d’Istraéki, en 1978, et dans le « Cornulier », quatrième de Kaiser Trot, en 1981. La descendance d’Idée Baroque rayonnera ensuite sur l’élevage de Maurice de Folleville et des siens jusqu’à nos jours. Mère de sept produits, dont cinq bons vainqueurs, la jument s’est brillamment continuée par deux de ses filles, Très Belle 1’20’’ et Cité Baroque. Très Belle a signé la bagatelle de dix victoires, dont sept sur l’hippodrome de Biarritz, où elle était comme dans son jardin, à l’instar de son mentor, puisque Maurice de Folleville était le vice-président de la Société des Courses et qu’il ne manquait jamais le meeting biarrot. Au haras, Très Belle a donné sept lauréats, sur dix produits. Le meilleur d’entre eux fut Grabuge 1’13’’ (vingt et une victoires et près de 250.000 euros de gains). La sœur aînée de celui-ci, Et Toujours Belle 1’21’’, ne le valait pas, loin s’en faut, ne remportant qu’une petite course, sur l’hippodrome manchois de Valognes, mais elle s’est épanouie à la reproduction en devenant la mère des classiques Pin Up de la Loge 1’11’’ et Quick de la Loge 1’12’’ (645.000 euros de gains cumulés).

Droit de « Cité » !

Cité Baroque, de son côté, ne courut qu’une fois, sans obtenir de résultat, à 4 ans, après s’être, pourtant, qualifiée tôt, au printemps de ses 2 ans, ce qui laisse augurer qu’elle a dû avoir des problèmes, de santé ou autres, qui l’ont contrainte à cette longue parenthèse, sans lendemain qui plus est. Qu’à cela ne tienne, elle allait prendre sa revanche en tant que poulinière. Elle n’eut, pourtant, que quatre produits, parmi lesquels le plus fortuné est l’aîné, Houlant 1’15’’, gagnant de Groupe III et de presque 200.000 euros. Vient ensuite Idée Baroque 1’18’', la deuxième du nom, double lauréate à Laval, au printemps de ses 3 ans, puis mère d’un trio de chevaux tour à tour de Groupes ou à la lisière de ceux-ci, formé d’Ocapri 1’13’’, de Rêve d’Un Jour 1’14’’ et de Ton Idée Baroque 1’13’’ (plus d’un demi-million d’euros de gains à eux trois). Celle qui nous intéresse ici, Joie Baroque, est la sœur cadette de Houlant et d’Idée Baroque. C’est aussi la meilleure des trois, gagnante de cinq courses et de 132.747 euros, en même temps que placée du semi-classique Prix Queila Gédé (Critérium des Pouliches), aujourd’hui Prix Annick Dreux (Groupe II).

Outre Goût Baroque, Joie Baroque est la mère du propre frère aîné de celui-ci, Coeur Baroque 1’11’’ (treize victoires et 358.954 euros), vainqueur de plusieurs Groupes III, ou encore de sa demi-sœur, par Love You, Bonne Copine 1’13’’ (douze victoires et 332.100 euros), autre sujet de Groupe. A peine inférieurs leur sont les Danseur Baroque 1’11’’, Un Soir Baroque 1’14’’, Elan Baroque 1’13’’ ou encore Sacré Coeur 1’13’’ m.. Si l’on ajoute à la liste deux lauréats plus modestes, on en dénombre, en tout, neuf, d’un total de soixante-douze courses, pour des gains susceptibles d’atteindre, un jour prochain, les deux millions d’euros.

Folleville + Rozé + Raffegeau : un team gagnant !

Entre l’élevage de Bertrand de Folleville et la casaque de Jean-Yves Rozé, c’est une histoire d’amour qui dure depuis plusieurs années, la collaboration entre les deux hommes étant illustrée, au premier chef, par Discours Joyeux et sa victoire dans l’édition 2017 du Prix de Sélection (Groupe I). En parallèle, toute la production de Joie Baroque ayant performé s’est illustrée, au moins pendant un temps, sous les couleurs de Jean-Yves Rozé, avec Thierry Raffegeau en coulisses, dans le rôle de l’entraîneur. Au reste, on retrouve le même team autour du dernier produit répertorié de Joie Baroque, Idéal Baroque, un fils de Love You sur le point de se qualifier.

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