Traitements et prévention : que dit la science ?
En termes de prévention des saignements, le seul traitement avec une efficacité démontrée est l’utilisation de furosémide (Dimazon®). Ce médicament diurétique, administrée 2 à 4 heures avant l’effort intense réduit la pression vasculaire pulmonaire et la sévérité des saignements. Son utilisation est réglementée et interdite en course en Europe mais peut être utilisée à l’entrainement. D’autres approches préventives comme l’utilisation de bronchodilatateurs, d’anti-inflammatoires, de pentoxyfylline ou de bandes nasales (Flair Strip, interdite en crouse), n’ont pas montré de résultat significatif. L’utilisation de complément alimentaire à base d’oméga-3 ou antioxydants (vitamine, plantes) n’a pas non plus montré d’effet significat mais un effet bénéfique sur la santé pulmonaire générale est suggéré.
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En termes de thérapeutique une fois les saignements survenus, une période de repos plus ou moins longue en fonction de la sévérité du saignement peut être indiquée, allant de 15 jours à 2 mois pour permettre la réparation des capillaires pulmonaires. En fonction de l’inflammation pulmonaire présente en parallèle, un traitement anti-inflammatoire est souvent indiqué, voire un traitement antibiotique si des signes d’infection sont présents car le sang dans les voies respiratoires favorise la prolifération microbienne.
Conclusion : une prise en charge basée sur la science
L’HPIE est une maladie fréquente et impactante chez les trotteurs, avec des conséquences variables mais potentiellement importantes sur les performances et la longévité sportive. La prévention médicale repose principalement sur le furosémide, mais sa gestion doit être globale : entrainement et période de repos adaptés, suivi vétérinaire régulier, et optimisation de l’environnement et de l’alimentation.