Avec 23 vendus sur 31 présentés (74 % de vendus) à un prix moyen de 100.043 €, le numéro 1 des étalons français a fait le job. L’effet nombre a bien sûr joué en sa faveur mais il aurait aussi pu être néfaste en entraînant un surnombre et une dilution de l’intérêt généré par ses produits. Beaucoup se sont cassé les dents dans leur projet d’acquisition d’un Face Time Bourbon. Thomas Bernereau, par exemple, cherchait des pouliches de FTB bien nées. Il n’en a obtenu aucune, finissant plusieurs fois dernier underbidder.
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Avec un prix médian de 95.000 €, tout proche du prix moyen, les produits de Face Time Bourbon ont aussi montré une belle appréciation d’ensemble. On ne peut parler de quelques numéros spécifiques qui auraient porté à eux seuls le bilan. 11 lots ont affiché 100.000 € ou plus dans une fourchette descendante comprise entre 210.000 € et 30.000 €.
FTB a même passé un cap cette année, réalisant un score largement au-dessus de son précédent exercice record en 2023 (1.871.000 € de cumul pour 16 vendus à un prix moyen de 116.938 €). Et plus que cela même. Jamais encore un étalon n’avait généré un tel chiffre sur son nom. Même Ready Cash n’avait jamais dépassé 2 M€ à ces ventes (sur l’ensemble des catalogues), "plafonnant" en 2023 à 1,87 M€.
Jamais encore un étalon n’avait généré un tel chiffre sur son nom
Les grandes années de Ready Cash :
2025 : 1.355.000 € (12 lots / prix moyen : 112.917 €)
2024 : 1.615.000 € (8 / 201.875 €)
2023 : 1.871.000 € (16 / 116.938 €)
2022 : 1.197.000 € (11 / 108.118 €)
2021 : 1.728.000 € (18 / 96.000 €)
2018 : 1.760.000 (13 / 135.385 €)
2017 : 1.294.000 € (12 / 107.833 €)
3️⃣. Idao de Tillard brille aussi dans les galaxies étrangères
L’autre étalon particulièrement attendu (c’est un euphémisme) était bien sûr Idao de Tillard (Severino). Alors que le crack était en piste à La Capelle pour s’imposer dans le Grand Prix de la Fédération Régionale du Nord (Gr.II), sa progéniture a passé avec brio de son côté le match des enchères. 11 ont été vendus pour un cumul de 1.210.000 €, générant un prix moyen de 80.000 €. On est désormais dans une autre dimension que l’an dernier quand, lors du jour 1, trois des cinq "Idao" présentés avaient trouvé preneur pour un total de 109.000 €, soit un prix moyen de 36.333 €. Entre-temps, la première production d’Idao brille de mille feux sur les pistes et le champion a recouvré ses moyens, s’ouvrant une nouvelle possible page glorieuse sur les pistes. On remarque aussi que les investisseurs étrangers sont séduits par les rejetons d’Idao. Gaetano Pezone a jeté son dévolu sur President Day, le lot 61, pour 225.000 €. Au sein de l’association, on trouve le propriétaire italien de Zacon Gio. De son côté Markus Svedberg est monté à 80.000 € pour le lot 136, une pouliche née de la classique Axelle Dark.
4️⃣. Une densité de catalogue exceptionnelle
Là aussi, on est dans le registre du record. Avec 23 lots qui se sont négociés à 100.000 € et plus, jamais le catalogue n’avait contenu une zone du marché d’hypersélection aussi importante. Cinq numéros sont par ailleurs dans la zone à 200.000 € et plus. L’an dernier, 14 lots étaient entrés dans ce créneau de 100.000 € et plus. En 2024, la précédente journée record du jour 1 (avec un cumul à 6.362.000 €), on ne comptait que 19 lots à 100.000 € et plus. En leur sein, le toujours record européen pour un yearling avec les 740.000 € consentis pour Nodessa Josselyn (Ready Cash). En 2023, autre jour 1 de référence, ce sont 20 numéros qui ont atteint et/ou dépassé les 100.000 €.
Conséquence, il n’a pas eu de la place pour tout le monde dans ce marché le plus sélectif. Thomas Bernereau, courtier bien connu dans ce marché relevé, nous confie ainsi : "Il n’y avait pas assez de volume dans le haut de gamme. J’ai été battu six fois et n’ai rien acheté. J’avais pourtant une vraie enveloppe pour cette première journée. Et, à chaque fois, nous avons été battus par de « vrais » enchérisseurs, pas des vendeurs qui poussaient très haut leur prix de réserve. Je n’avais encore jamais connu une telle concurrence de ce niveau."