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Hokkaido Jiel sacré : chapeau Monsieur Luck ! | LETROT
SAGA

Hokkaido Jiel sacré : chapeau Monsieur Luck !

30/01/2026 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
Après avoir été deux fois deuxième de la Legend Race, en 1993, avec Ukir de Jemma, et en 2024, avec Hokkaido Jiel, Jean Luck et l’écurie qui porte son nom montent, cette fois, sur la plus haute marche du podium, où les propulse le même qui, deux ans plus tôt, n’avait trouvé que le crack Idao de Tillard pour l’empêcher de concrétiser. Il aura fallu trois décennies de patience –et même un peu plus, si l’on remonte aux origines de son engagement dans les courses et dans l’élevage– à l’industriel alsacien pour atteindre l’objectif suprême et pour que le rêve devienne réalité.
©Scoopdyga ©Scoopdyga
Surabaya Jiel ici à la lutte avec Scipion du Goutier monté par... Franck Nivard (2010) - Surabaya Jiel ici à la lutte avec Scipion du Goutier monté par... Franck Nivard (2010) -

L’élevage, conçu comme le complément naturel de la course

Lorsqu’il crée son élevage, en 1984, Jean Luck est à la tête d’une imprimerie, à Strasbourg, leader, en France, de la fabrication d’étiquettes et autocollants pour le cosmétique pharmaceutique. Sa passion des courses remonte à quelque vingt ans en arrière, lorsqu’il se laissa tenter par l’achat d’un trotteur, à l’occasion d’une vente, à Cagnes-sur-Mer. Vérido, le cheval en question, lui gagnera plusieurs courses, dans l’Est, et l’incitera à réinvestir ; à driver en amateur, aussi, avec, à la clef, un total, non négligeable, d’une trentaine de victoires.
Mais, en filigrane, c’est l’élevage qui intéresse le plus Jean Luck. Il aime à le définir comme le complément naturel de la course, comme étant, à la fois, son origine et son aboutissement : on élève pour courir et on court pour élever.
On élève pour courir et on court pour élever

En regard de sa structure d’entraînement dans l’Est, à Hoerdt, non loin de l’hippodrome de Strasbourg –utilement complétée par une location à Grosbois–, il investit en Normandie et y développe progressivement son élevage, de même que des activités de débourrage, de pré-entraînement, puis d’entraînement, à proximité de la mer. Cet investissement au long cours, s’articulant autour de la diversification – n’oublions pas l’étalonnage, au Haras de la Barbotière, dans le Calvados, où officient actuellement Hokkaido Jiel, Lombok Jiel et Détroit Castelets (Néoh Jiel)–, dans un esprit d’entreprise, et s’appuyant sur une équipe aussi soudée que concernée, porte ses fruits au fil des années. Ses premiers succès, Jean Luck les obtiendra avec des chevaux achetés, seul ou en partenariat –Larabello, Royal Ludois, Ukir de Jemma, Basic, Kitcho d’Ecajeul, Rombaldi, etc.–, avant que ce ne soit avec les éléments issus de son propre élevage, frappé du sceau de ses initiales, « Jiel » comme « J. L. ». La satisfaction n’en est, dès lors, que plus grande de mener à bien l’aventure de son commencement jusqu’à sa fin, tel, au premier chef, avec un Hokkaido Jiel, jusque dans la plus grande course de trot au monde.
Cet investissement au long cours dans un esprit d’entreprise, et s’appuyant sur une équipe aussi soudée que concernée, porte ses fruits au fil des années

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