1'09''4 : record égalé
Pour couronner le tout, Iroise de la Noé améliore son record personnel d'une seconde et demi tout en égalant le record du Prix de France, 1'09''4, soit le même temps qu'Idao De Tillard (Severino) en 2024, celui qui devrait être son grand rival l'an prochain. Soulignons qu'il ne s'agissait que de la seconde performance d'Iroise de la Noé sur 2.100 mètres.
Le Prix de France dans les gènes
La malchance était au rendez-vous pour Iroise de la Noé 1’09’’ dans le Prix d’Amérique Legend Race. A l’inverse, le Prix de France Speed Race lui a souri, à tous égards, et revanche a été prise sur le mauvais sort. Et la famille Levesque de savourer ce qui est une troisième victoire de ses couleurs dans le championnat de vitesse de Vincennes, après le succès de Hadol du Vivier, en 1979, et celui de Masina, en 1962.
Or, Iroise de la Noé est apparentée –et ressemblante, physiquement– à Masina 1’16’’ (Quinio), laquelle est une sœur utérine d’Ubiana, la cinquième mère de la championne de Thomas Levesque. Une Ubiana dont le père n’est autre que le crack Jamin 1’14’’, triple vainqueur du Prix de France, on y revient, de 1958 à 1960, dont deux fois en rendant vingt-cinq mètres, sur la courte distance de Vincennes, départ volté (N.D.L.R. : à l’époque, l’autostart n’était pas encore usité, sur notre sol). Le Prix de France est, décidément, dans les gènes d’Iroise de la Noé, dont le père, Tornado Bello 1’11’’, est un fils de Jag De Bellouet 1’09’’, lauréat de la course en 2006, année où il faisait le doublé avec le Prix de Cornulier (Groupe I), une tentative dans laquelle, soit dit au passage, Iguski Sautonne a échoué, cet hiver, sans, cependant, démériter. Ajoutons que Meaulnes Du Corta, entraîné et drivé par… Pierre Levesque, a gagné deux Prix de France, successivement, en 2009 et en 2010, à 9 et 10 ans, pour la casaque de Jean-Pierre Barjon. Iroise de la Noé, elle, n’a « que » 8 ans et, d’une certaine manière, elle a encore le temps !
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Les réactions des placés
Romain Derieux, driver de Go On Boy (2ème) : "Je suis très content. Il a été dans la bataille et il a montré du courage jusqu’au poteau tout en étant ferré. Le Prix d’Amérique est arrivé 15 jours trop tôt. Nous allons certainement nous diriger vers le Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur dorénavant."
Benjamin Rochard, driver de Francesco Zet (3ème) : "Le cheval court très bien. Nous avons du subir avec le numéro mais il a tracé une très belle ligne droite."
Alexandre Abrivard, driver d'Epic Kronos (4ème) : "C’est une très belle découverte. Je ne pensais pas que cela allait se courir comme ça. Je me suis retrouvé en tête sans faire trop d’effort. Il a trotté gros pendant le parcours mais n’a surtout pas démérité après avoir du contrer les attaques. C’est le seul cheval à l’arrivée qui avait déjà terminé dans les cinq premiers il y a 15 jours."
Mathieu Abrivard, driver d'Iguski Sautonne (5ème) : "Le cheval fait une grosse performance mais je suis un peu à l’envers car la course n'a pas démarré vite on s'est retrouvés bloqués et lorsque j’ai pu sortir le wagon de trois n’était plus la et il a fallu faire l’effort seul. J’ai des regrets."
Quant à Jean-Luc Dersoir, entraîneur de Hokkaido Jiel (Brillantissime), le vainqueur du Prix d'Amérique Legend Race et seulement huitième ce dimanche, il a évoqué une récupération incomplète quinze jours après le triomphe "américain".