"Je pense qu'il a perdu la cadence en raison de la fatigue, avance Romain Derieux. Le cheval est bien au travail. Avec le numéro 5 dimanche, on est au milieu de la première ligne, c’est bien. J'en attends une bonne course."
Seul ferré, oui et alors ?
Le fait de rester ferré, configuration unique parmi les 13 partants, ne doit pas être interprété comme une possible réserve quant à ses ambitions. "Ce n’est pas que je ne pouvais pas le déferrer de nouveau, explique l'entraîneur francilien, mais, vu que, l’autre jour il a perdu la cadence encore une fois je pense plus par fatigue et que ces derniers temps la piste de Vincennes est dure, j’ai préféré lui laisser du confort." N'a-t-il pas gagné ferré l'Elitloppet 2025 en 1'08''4, soit le deuxième meilleur temps d'un vainqueur de finale après Horsy Dream (Scipion Du Goutier) en 1'08'', et ne détient-il pas un record personnel d'1'08''8 sur le parcours du Prix de France Eqwin ? Or, Romain Derieux a annoncé qu'il serait dans une configuration de ferrure équivalente à ces deux courses (soit environ 180 grammes).De plus, la séquence du double champion d'Europe sur les 2.100m.-autostart de Vincennes est spectaculaire. Lors de ses six dernières courses, il a soit gagné (UET Elite Circuit Finale 2024 et Prix de France-Amérique Races 2025), soit il a terminé deuxième (Prix de France-Amérique Races 2024, Prix de Bourgogne-Amérique Races Q5 2024, Prix René Ballière 2025 et Prix de Bourgogne-Amérique Races Q5 2025).
Conjurer le mauvais sort
Le 25 janvier, tous les espoirs de Thomas Levesque ont été balayés après quelques hectomètres. Une mauvaise option d'Éric Raffin qui fera son mea culpa et Iroise de la Noé tape dans la roue du sulky de J'aime Le Foot (Boccador De Simm). Son Prix d'Amérique s'est arrêté là avant même d'avoir réellement commencé... Contrairement à l'an dernier où il avait opté pour le Prix de Paris-Amérique Races dans lequel sa jument s'était mise en route beaucoup trop tôt sur une distance aussi longue, l'entraîneur normand a fait le choix du Prix de France-Amérique Races pour prendre sa revanche.Le numéro 10 est le pire numéro possible que l’on pouvait tirer. (Thomas Levesque)
Et même si l'expérience de sa jument sur ce parcours se limite à une course, dans le Prix de Bourgogne-Amériques Races Q5, en décembre dernier, où elle terminait en roue libre en retrait dans une épreuve où il avait été difficile de revenir de l'arrière-garde. Bien sûr, il savait qu'Iroise de la Noé devrait s'élancer en seconde ligne, mais le tirage au sort a douché ses espoirs. "Le numéro 10 est le pire numéro possible que l’on pouvait tirer, se désole-t-il. Là, je ne sais pas où je vais me mettre. Elle est capable de bien faire sur cette distance mais, si on reste à la corde, cela va être compliqué..."