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L'empreinte vertueuse de la filière hippique | LETROT
Impact socio-économique des courses

L'empreinte vertueuse de la filière hippique

24/02/2025 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
La filière des courses hippiques développe un modèle singulier, tant dans son mode de financement, largement excédentaire pour l’Etat, que par la myriade d’intervenants qu’elle réunit en son sein. Ses spécificités largement mises en avant lors du mouvement contre la surtaxation des paris hippiques en octobre et novembre dernier, notamment par des élus locaux et des parlementaires, trouvent dans une étude inédite réalisée par le cabinet international Deloitte des indicateurs et chiffres (sur des données 2022) qui permettent de quantifier son empreinte du moment. Voilà qui éclaire opportunément les rôles et poids socio-économiques des courses dans notre société.
Des prés aux hippodromes - ©JLL-SETF Des prés aux hippodromes - ©JLL-SETF

Le modèle du pari hippique

Les paris hippiques s'élèvent à 9.556 M€ au total (données 2022) et se répartissent comme tels :
■ 81 M€ sur les hippodromes
■ 9.475 M€ hors hippodromes dont :

  • 9.135 M€ par le PMU (6.726 M€ sur le réseau, 1.006 M€ en online et 1.402 € en export)
  • 340 M€ par les autres opérateurs online

À noter :
1️⃣. L'activité des paris hippiques dégage un excédent commercial de 681 M€ grâce aux paris internationaux.
2️⃣. Le PMU verse 130 M€ de commissions aux 14.200 points de ventes.


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Repères sur les acteurs des courses

■ Eleveurs : ils sont au nombre de 13.832 (dont 7.059 au trot) pour un total de 28.813 poulinières. Ils génèrent un total de 291 M€ de chiffre d'affaires dont 106 M€ au trot.
■ Propriétaires : 4.227 (tous statuts confondus) au trot qui perçoivent 234 M€ de recettes. Commentaire : "Les dépenses liées à l’entretien des chevaux (pensions, soins vétérinaires, maréchalerie, etc.) et à leurs engagements en compétition excédent en moyenne l’espoir de gains par les encouragements : le taux de couverture des coûts par les gains est estimé à 55 % en 2022."
■ Entraîneurs : 2.151 entraîneurs sont répertoriés en 2022 (tous statuts confondus). L'étude relève que ceux du trot ne reçoivent que 42 M€ de recettes contre 154 M€ au galop. La différence provient du cumul des statuts au trot (propriétaire + entraîneur) réduisant les recettes liées aux pensions.

Focus sur les emplois

Les presque 40.000 emplois dans les courses se répartissent suivant les clés suivantes.
■ Emplois directs de la filière : 29.089
  • Elevage : 4.138
  • Entraînement : 6.046
  • Institution des courses (hors AFASEC) : 1.071
  • Formation (AFASEC et autres organismes) : 335
  • Secteur des paris (PMU, Groupe Carrus) : 2.065
  • Secteurs des ventes de chevaux et presse : 231
  • Points de vente PMU : 13.454
  • Autres : 1.749

Emplois indirects générés : 10.719
 

Commentaire de l'étude : "Ces emplois sont accessibles à tous niveaux de qualification, non délocalisables et particulièrement concentrés dans les zones rurales, contribuant ainsi à maintenir la vitalité économique et sociale de ces régions."


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