Cette technique minimalement invasive consiste à ligaturer les cordons spermatiques (Photo 11 et 12) directement dans l'abdomen au moyen de petites incisions pratiquées dans les flancs. Les testicules sont laissés en place dans le scrotum, où ils s'atrophient progressivement par interruption de leur vascularisation.
Cependant, des vascularisations dites aberrantes ont été décrites chez certains chevaux présentant des testicules normalement descendus. Dans ces cas, l'atrophie peut être incomplète et une production hormonale résiduelle peut persister, entraînant le maintien de certains comportements d'entier.
Cette technique est la plus coûteuse, car elle nécessite un équipement hautement spécialisé.
Les complications classiques de la castration sont fortement réduites. En revanche, des complications spécifiques à la chirurgie abdominale peuvent survenir, notamment des coliques post-opératoires ou une péritonite (environ 0,5 % des cas).
Cette technique est principalement réservée aux chevaux présentant une contre-indication à l'anesthésie générale ainsi qu'aux chevaux cryptorchides.
Cette technique est la plus coûteuse, car elle nécessite un équipement hautement spécialisé.
Conclusion
Le choix de la technique de castration doit être adapté à chaque cheval en tenant compte de son âge, de son tempérament, de son statut reproducteur ainsi que des attentes du propriétaire.Aucune technique n'est dénuée de risques, mais une évaluation préopératoire rigoureuse permet d'orienter vers l'approche offrant le meilleur compromis entre sécurité, coût, durée de convalescence et risque de complications. Une discussion avec le vétérinaire est essentielle afin de choisir la technique la plus appropriée et d'assurer une prise en charge optimale.
Aucune technique n'est dénuée de risques, mais une évaluation préopératoire rigoureuse permet d'orienter vers l'approche offrant le meilleur compromis entre sécurité, coût, durée de convalescence et risque de complications.