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Prix d'Amérique : un championnat qui porte bien son nom | LETROT
Historique

Prix d'Amérique : un championnat qui porte bien son nom

24/01/2025 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
« Je t’aime, moi non plus… » La rivalité, sportive, des trotteurs français et américains ne date pas d’hier et elle a fait beaucoup, séparément, pour l’amélioration des deux races. Mais, comme deux contraires bien faits, celles-ci s’attirent et se mêlent à l’envi. Le palmarès de la course de légende qu’est le Prix d’Amérique l’atteste et illustre, en fin de compte, la réconciliation.
Le trophée du Prix d'Amérique Legend Race ©BV/SETF - Le trophée du Prix d'Amérique Legend Race
Delmonica Hanover Delmonica Hanover lors de sa victoire en 1974 - © Aprh

A la même époque se distinguent, dans l’épreuve, un fils et un petit-fils d’une jument américaine, à savoir Coktail Jet, ayant pour mère Armbro Glamour (Super Bowl), héros de l’édition 1996, et Offshore Dream, qui fait coup double, en 2007 et en 2008, avec pour grand-mère, Tableau (Joie de Vie) ; Coktail Jet a pour père Quouky Williams, un fils de Fakir du Vivier, et Offshore Dream est par Rêve d’Udon, petit-fils de Kerjacques. L’alchimie continue de faire merveille. C’est, comme l’on disait au Moyen-Age, son « grand œuvre ». Et si l’alliance des sangs américain et français n’était pas, tout simplement, la « pierre philosophale » du trotting moderne…


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Un palmarès récent qui plaide en la faveur du mélange des sangs
Le palmarès récent du Prix d’Amérique Legend Race conforte dans cette idée, ne serait-ce qu’à travers l’ascendant qu’y prend Ready Cash, incarnant la lignée mâle américaine de Star’s Pride, via, tour à tour, Indy De Vive, Viking's Way, Mickey Viking, Bonefish et Nevele Pride –assortie d’un pedigree également américanisé du côté maternel–, et lauréat de la course à deux reprises, en 2011 et en 2012, avant d’en fournir trois vainqueurs différents, de cinq éditions, qu’il s’agisse de Bold Eagle, en 2016 et en 2017, de Readly Express, en 2018, ou de Face Time Bourbon, en 2020 et en 2021. Le tenant du titre, Idao De Tillard, a mêmement une appartenance standardbred, du côté paternel (ascendance Buvetier D'aunou-Speedy Crown) comme du côté maternel (avec Workaholic au nombre de ses pères de mères).

En termes d’élevage, vingt-cinq succès américains ornent l’ensemble du palmarès du Prix d’Amérique.
Les trotteurs standardbreds au palmarès du Prix d’Amérique
◆ Années 1930 : 7 victoires
Hazleton (1931, 1932) / Walter Dear (1934) / Muscletone (1935, 1937) / De Sota (1938, 1939)
◆ Années 1940 : 2 victoires
Mistero (1947) / Mighty Ned (1948)
◆ Années 1950 : 3 victoires
Scotch Fez (1950) / Mighty Ned (1951) / Permit (1953)
◆ Années 1960 : 1 victoire
Nike Hanover (1964)
◆ Années 1970 : 2 victoires
Dart Hanover (1973) / Delmonica Hanover (1974)
◆ Années 1990 : 4 victoires
Queen L (1993) / Sea Cove (1994) / Ina Scot (1995) / Moni Maker (1999)
◆ Années 2000 : 4 victoires
Varenne (2001, 2002) / Abano As (2003) / Gigant Neo (2006)
◆ Années 2010 : 2 victoires
Maharajah (2014) / Readly Express (2018)
Au total, vingt-cinq succès américains, en termes d’élevage, ornent le palmarès du Prix d’Amérique Legend Race. C’est tout de même conséquent, car la période de la guerre est à exclure, en ce qu’ils en furent absents. Aussi, cela signifie qu’un quart des vainqueurs des Prix d’Amérique auxquels ils eurent accès sont des trotteurs standardbreds. Trois décennies n’en sont pas moins vierges de victoires pour eux, soit les années 1920, 1980 et, pour l’heure, 2020.

 

Ready Cash Ready Cash - ©Aprh

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