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Quand les courses s’exposent au salon de l’agriculture | LETROT
Spécial Salon de l'Agriculture

Quand les courses s’exposent au salon de l’agriculture

27/02/2024 - GRAND FORMAT - 24H au Trot

Si le Salon International de l’Agriculture de Paris a démarré dans une ambiance particulièrement tendue samedi, l’atmosphère était totalement différente ce mardi dans les allées de ce qu’on a coutume d’appeler communément la plus grande ferme de France, le temps d’une longue semaine. Une ferme mais aussi un lieu de rencontre comme celui du stand commun des courses hippiques, trot et galop réunis autour de la Fédération Nationale des Courses Hippiques, l’AFASEC et le PMU. Bref, toute l’institution sous un même bannière.

Les représentants de l'institution des courses Les représentants de l'institution des courses - © ScoopDyga
Gabriel Attal et Olivier de Seyssel Gabriel Attal et Olivier de Seyssel - © Province Courses

Les chevaux (et les courses), une île dans la tempête agricole

Comment ne pas qualifier le monde agricole et sa filière de la formule "en très grande mutation" ? Alors que l’ensemble du secteur se bat actuellement pour retrouver une répartition différente de sa création de valeur, avec un retour plus important pour les acteurs de la filière, mais aussi une réforme simplificatrice des démarches administratives jugées étouffantes, la filière Cheval dans son ensemble apparaît comme un îlot inclassable au sein dudit secteur.

Dans son édition dominicale, Ouest France, le grand quotidien, média particulièrement connecté à l’agriculture au regard de l’importance de son lectorat rural, titre sur une "ouverture chaotique du Salon de l’Agriculture". Et dans les données contextuelles du secteur, Dimanche Ouest France (DOF) évoque les familles d’élevage en omettant… les équidés. Un oubli, ou un choix, sans doute significatif qu’il ne faut pas sous évaluer. Tout comme la quasi absence de chevaux, "en vrai", lors du Salon International de l'Agriculture (SIA) dans "la plus grande ferme de France". C'est vrai que le cheval a son propre salon à Paris qui draine aussi les foules, contrairement aux autres catégories d'animaux de la ferme, lesquels s'exposent par ailleurs partout en France dans les nombreux comices agricoles et expositions en tout genre (expositions avicoles pour les gallinacés notamment).


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Cette absence (ou faible visibilité) atténue de facto la force de la filière cheval lors du grand rendez-vous incontournable du SIA. Pourtant cette filière, notamment celle particulière des courses, structure et est le premier créateur de richesses de nombre de territoires agricoles, en Normandie au premier chef. Et la santé économique des courses, les dernières données de 2023 à l'appui, ne fréquente pas les mêmes zones de tempête de la plupart des autres filières agricoles, celles qui nourrissent les actuelles revendications du secteur.

Les données d’élevage renseignées par DOF
■ 8,6 millions d’ovins et caprins
■ 13,7 millions de porcs
■ 17,8 millions de bovins
■ 157,6 millions de volailles de chair

Zoom sur la filière hippique (à partir des données FNCH)
→ 235 hippodromes
→ 25.000 chevaux à l’entraînement
→ 9,5 Mds € d’enjeux


Des repères sur la mutation du monde agricole
Données DOF
■ Nombre d’exploitations
1,58 M en 1970 || 1 M en 1988 || 389.000 en 2020
■ Nombre de travailleurs du secteur (exploitants, conjoints ou parents, salariés)
966.000 en 2000 || 761.000 en 2020 (1,5 % de la population active)
■ Evolution de la surface moyenne des exploitations
19 ha en en 1970 || 25 ha en 1988 || 69 ha en 2020

Cheval mécanique sur le stand des courses Cheval mécanique sur le stand des courses - © ScoopDyga

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