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Allegiant, la géante de l'Elitloppet absolu | LETROT
Historique !

Allegiant, la géante de l'Elitloppet absolu

31/05/2026 - GRAND FORMAT - 24H au Trot
Cela fait partie des courses qu'il faut avoir vues. De celles qui marquent à jamais l'histoire des courses, de celles qui restent dans toutes les mémoires et que l'on relate des décennies plus tard. L'Elitloppet 2026 est entrée dans l'histoire grâce à sa lauréate, l'américaine de naissance Allegiant. La jument de 5 ans a dynamité l'épreuve du départ à l'arrivée signant un chrono "énorme", de l'ordre de l'impensable : 1'07''1. Une réduction kilométrique qui fait entrer les courses dans un autre monde.
Allegiant dressée comme une géante - © ScoopDyga Allegiant dressée comme une géante - © ScoopDyga
La suprématie d'Allegiant - © ScoopDyga La suprématie d'Allegiant - © ScoopDyga

L'émotion d'Anders Malmröt

L'an dernier il était encore le patron de l'Elitloppet. Cette année, Anders Malmröt avait changé de costume ayant rejoint la Stall Zet en qualité de manager. Fou de joie, il nous a accordé une interview exclusive sur la banquette de la golfette qui le ramenait vers les barns de Solvalla : "C'est incroyable. En Suède, quand on demande quelle est la plus marquante édition de l'Elitloppet qu'on ait vécue, on répond très souvent l'éliminatoire de Bold Eagle en 2017 mais, désormais, tout le monde parlera de l'année 2026 et de ce qu'on vient de vivre. C'est absolument incroyable. Elle est le genre de cheval avec lequel Daniel sait exactement ce qu'il faut faire, donner la préparation parfaite, retirer les fers et mettre des oeillères pour la Finale. Je ne peux décrire ce que je ressens parce que c'est indescriptible. Rendez-vous compte, 1'04''7 sur les 500 premiers mètres, puis 1'06'' les 1000 premiers pour une jument de 5ans ! J'ai le plus grand des respects pour Daniel {Redén} qui lui a concocté le programme parfait pour en arriver là aujourd'hui. C'est du grand art. Ça frôle même la perfection. Je suis sans voix...
Désormais, tout le monde parlera de l'année 2026 et de ce qu'on vient de vivre - Anders Malmröt

Elle avait été achetée près d'un million de dollars aux ventes, ce qui est beaucoup d'argent, mais Daniel, dès qu'il l'a vue, pensait qu'on avait là une jument exceptionnelle avec d'immenses capacités. L'histoire lui donne raison. Mais on a la chance d'avoir aussi un formidable propriétaire qui ne dit jamais ce qu'on a à faire ou pas. L'équipe est libre de faire ce qui a de mieux pour les chevaux, il faut simplement bien communiquer sur les décisions. Le futur ? Je n'en sais rien... Elle a écrit l'histoire et elle n'a plus rien à prouver. Elle aura peut-être des courses cet été, nous verrons cela plus tard. Pour le moment, on va boire une coupe de champagne en pensant que nous les Suédois, on peut gagner l'Elitloppet !
"
Elle a écrit l'histoire et elle n'a plus rien à prouver.

Les Français à l'arrivée

Le tenant du titre Go On Boy (Password) a encore été fantastique dans cet Elitloppet, son 4ème en carrière. Lumineux dans son éliminatoire, il conclut au 3ème rang de la Finale derrière deux trotteurs exceptionnels de 5ans, deux fois plus jeune que lui. Romain Derieux a tout lieu d'être fier de son champion : "Je n’ai aucun regret. Il a bien démarré et je voyais bien que cela allait très très vite devant. Je pensais qu’ils allaient mollir plus que cela. Il était à fond tout le temps. Il fait une performance d’anthologie. Il ne s’est pas trop fait ramener et, dans le dernier tournant, je pensais que cela allait être vraiment dur. Mais, comme toujours, il s’est mis à plat ventre pour finir. Il a fait une super ligne d’arrivée. Il a été magnifique et ne pouvait pas mieux faire. Il est encore le premier des Français à l’arrivée. Je n’ai pas de regret de ne pas l’avoir déferré car il n’aurait pas été aussi à l’aise. Il a quelque chose en plus et a encore fait une performance exceptionnelle."
Paul Ploquin a lui tout tenté avec l'autre 10ans, Don Fanucci Zet (Hard Livin) en voulant suivre les traces supersoniques d'Allegiant. En final, le lauréat de l'édition 2021 conclut au 5ème rang, à l'occasion de sa 6ème participation : "La course a été incroyablement rapide. J’avais pour ordre de démarrer fort et de laisser passer Orjan Kihlström. Mais on allait si vite en partant que je n'ai pas eu le choix. Je n’ai pas réussi à lui coller le dos dans le parcours, il allait trop vite. Don Fanucci a bien tenu sa partie jusqu’au poteau, étant courageux jusqu’au bout. Il est cinquième et il est encore là. On a gagné une batterie et terminé cinquième de la finale. Il n’y a aucun regret à avoir."
Dream Mine - © ScoopDyga Dream Mine - © ScoopDyga

Les légitimes motifs de satisfaction de Jörgen Westholm

À l'image de son confrère Daniel Redén, Jörgen Westholm était le second entraîneur doublement représenté dans cette finale avec le 5 ans Dream Mine (Maharajah) et le 7 ans Jobspost (Readly Express). À son retour aux écuries, il était félicité de toutes parts pour la deuxième place du cadet dans un temps exceptionnel lui aussi d'1'07''3 et la quatrième de l'aîné en 1'07''6. "Je suis très fier de la performance de mes chevaux dans cette édition historique de l'Elitloppet !, nous debriefie-t-il. C'est fantastique de les voir terminer deuxième et quatrième d'une telle édition. À l'entrée de la ligne droite, j'ai pensé que Dream Mine allait venir dominer la jument (Allegiant), mais celle-ci était juste meilleure. Je savais que mes chevaux avaient été très bien préparés pour cette échéance et étaient au top. Après, c'est toujours difficile de savoir comment cela va se dérouler. Mais tous les deux ont répondu présent sur la piste."
En cette fin mai, Jörgen Westholm a déjà en tête la suite du programme de son jeune champion Dream Mine : "Il sera tranquille au cours des mois de juin et de juillet. Il fera une rentrée avant de participer au Jubileumspokalen (Groupe 1) ici en septembre. Il sera temps ensuite de préparer le meeting d'hiver de Vincennes avec, pour premier objectif, le Prix Ténor de Baune (Groupe 1). Il va se plaire sur la grande piste de Vincennes".

La soupe à la grimace pour les deux autres tricolores de la finale

Cette finale historique, à laquelle il s'était qualifié de justesse en arrachant la quatrième place de la première batterie, Idao de Tillard (Sévérino) n'y a pas participé pour ainsi dire. Le double vainqueur du Prix d'Amérique Legend Race était en effet au petit galop dans le couloir 8 avant même que ne soit validé. "Le cheval n'était pas dans son assiette dans la finale après avoir arraché in extremis sa qualification dans sa batterie quand Clément a réussi à le décaler tout à la fin, commente Thierry Duvaldestin, son entraîneur, avant d'ajouter. Si on est de nouveau invité, on reviendra." Qualifié dans la seconde batterie dont il a terminé à la troisième place malgré son n°7 derrière l'autostart, Inexess Bleu (Vittel De Brévol) a vite été pris de vitesse et s'est retrouvé à l'arrière-garde qu'il n'avait pas quittée quand il s'est montré fautif dans le dernier tournant. "Comme je le craignais, il ne s'est pas adapté, réagit son metteur au point Laurent Abrivard. Il n'est pas assez bon vireur pour cela."
Les chevaux entraînés en France qui n'ont pas passé le cap des batteries
Batterie 1
Alors que Don Fanucci Zet et Idao de Tillard démarrent les plus vites pour prendre la pole position qui revient au premier nommé à l"entrée du premier tournant, Keep Going trotte parmi les derniers avec Borups Victory. Ces deux-là se livrent bataille pour la place dans le wagon de deux. Après la sortie dudit tournant, Mathieu Mottier doit reprendre son cheval en dernière position, lequel se montre un instant fautif à la sortie du dernier tournant avant de passer le poteau enr 8ème position.
Batterie 2
En quatrième position à l'entrée du premier tournant où Gio Cash, le plus rapide au départ, mène, Jabalpur se retrouve sur une troisième ligne à la sortie de celui-ci, alors qu'Inexess Bleu progresse le nez au vent. En face, il voit passer à son extérieur Go On Boy dans le wagon de trois, puis tente de se décaler dans la ligne droite pour progresser, mais ne parvient pas à accrocher les premiers et doit se contenter de la cinquième place, tout en profitant de la faute de l'animateur dans la plus rapide des deux batteries (1'08''7).

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