Ce protocole avait pour but qu'Hokkaido Jiel puisse être au rendez-vous du dernier dimanche de janvier 2026. "Tout a été planifié pour essayer d’arriver à 200 % le jour J, sachant qu’il devait aussi en parallèle effectuer sa saison de monte, ce qui n’est jamais évident quand on soigne un cheval à un postérieur, rappelle-t-il. Avec Samuel (Périnel) et Dorian (Renaudin), je n’avais aucune inquiétude sur le suivi du protocole."
Au quotidien, Samuel Périnel, qui travaille depuis trente-deux ans de service au sein de l'Écurie Luck dont plus de vingt à Bénerville-sur-Mer, a la responsabilité d'un piquet d'une douzaine de chevaux, épaulé par Dorian Renaudin. "Il a fallu que Samuel s’adapte car il n’avait pas l’habitude de travailler à la plage, ce qui est très différent de ce qu'il connaissait, et n’avait pas non plus de telles responsabilités à Grosbois. Il s’est remis en question avec succès", poursuit Éric Frémiot.
Un travail d'équipe
Dimanche, le solide gaillard qu'il est n'a pas pu retenir ses larmes, entouré de son épouse, Maryline, qui a travaillé une quinzaine d'années pour la famille Levesque, et de ses enfants, Manon et Quentin. "C’est l’une des plus belles victoires. La plus belle même, se reprenait-il dimanche comme s’il commençait à réaliser. Quand "Hokkaido" a terminé deuxième il y a deux ans, on était déjà très heureux car on ne pensait pas avoir un cheval de cette trempe-là. Pour nous, c’était comme une victoire. Un an plus tard, on était en revanche plus que déçus car c'est très dur être qualifié pour le Prix d’Amérique et avoir un problème de santé dans les dernières semaines. On a réussi à le remettre d’aplomb en prenant du temps pour le soigner et en le promenant à la plage. Cela a été possible aussi grâce à tous ceux qui nous ont accompagnés, aussi bien les vétérinaires que les ostéopathes pour l’amener au top le jour J." Et Samuel Périnel de vanter les mérites du champion de l'écurie : "Cela fait presque trois ans maintenant qu’il est en Normandie. Au quotidien, c’est une crème. Il est gentil comme tout. Je crois même que ce serait difficile de trouver plus gentil que lui".On a réussi à le remettre d’aplomb en prenant du temps pour le soigner et en le promenant à la plage. (Samuel Périnel)
Homme de l'ombre, Samuel Périnel ne cherche nullement à se mettre en avant dans ce succès qui compte tant pour la casaque Luck : "Aujourd’hui, je suis dans la lumière mais c’est un travail d’équipe. Jean-Luc (Dersoir) a parfaitement veillé à la préparation. Le cheval était venu travailler lundi matin à Grosbois. On avait déjà pratiqué ainsi il y a deux ans quand il avait terminé deuxième. Et puis, pour M. Luck, c’est génial, surtout que c’est un cheval de son élevage".
Jean Luck atteint son but
C'est en famille devant sa télévision que Jean Luck a vécu la victoire d'Hokkaido Jiel dans le Prix d'Amérique Legend Race. "J'ai l'impression que mon grand-père a eu un peu de mal à réaliser sur le coup d'après la vidéo que ma cousine m'a envoyée. Mais, lorsqu’il m’a rappelé le soir, il avait beaucoup plus réalisé, confie son petit-fils. C’est une course qu’il avait pour objectif de gagner."
C'est en famille devant sa télévision que Jean Luck a vécu la victoire d'Hokkaido Jiel dans le Prix d'Amérique Legend Race. "J'ai l'impression que mon grand-père a eu un peu de mal à réaliser sur le coup d'après la vidéo que ma cousine m'a envoyée. Mais, lorsqu’il m’a rappelé le soir, il avait beaucoup plus réalisé, confie son petit-fils. C’est une course qu’il avait pour objectif de gagner."